Départ, gare et cafard...
Hier soir, Célia est partie pour six mois en Espagne.
(Avant il y a eu un week-end plein de jolis moments, un Cluédo géant, des déguisements farfelus, des comptines pour enfants, une nuit aux heures de sommeil trop courtes, des cadeaux, des larmes, des au revoir, des photos. Et il y aurait encore des tonnes de choses à dire...)
(Avant il y a eu demoiselle Lou qui a fait son engagement, quatre bougies sur une table basse, des chants qu'on ne connaissait pas, mais même si on connaissait, on n'aurait pas pu chanter, à cause des sanglots qui prennent la gorge, parce que c'était. Fort.)
C'est comme un truc posé sur votre ventre qui appuierait tellement fort que vous pourriez en vomir. C'est comme une grosse boule qui reste coincée dans la gorge, et vous pensez que doit bien y'avoir un moyen pour la faire disparaître, mais plus vous réfléchissez, et plus vous réalisez que non, y'en a pas...
C'est de l'émotion qui déborde, un truc qu'on ne veut pas voir arriver, un départ. Pourtant on le savait, on le savait. Mais c'est jamais pareil quand ça arrive vraiment.
A la gare, Leslie et Lou étaient en retard, et ça fait plaisir finalement, de voir qu'elles ne changent pas. On a mangé des papillotes et on a accompagné Célia jusqu'au bas de l'escalator. Des bras, et puis on essaie de cacher les larmes, six mois, six mois et tu reviens, dis, hein... Et en mai, on viendra te voir, à Barcelone, on viendra et ça nous fera un camp toutes les six, et puis tu nous montreras tes endroits et on aura plein de choses à se raconter et.
Les larmes, je pensais avoir tout donné le week-end dernier, pendant la nuit du samedi au dimanche, avec ce grand carnet avec des mots de chacun, je pensais que. Ouais, que c'était fini. C'est mal nous connaître.
Signes de la main et puis on s'est serrées toutes les quatre, AneSo Leslie Lou Mélie, et on a pensé à AneCé aussi, qui ne pouvait pas être là, on s'est serrées toutes les quatre, se raccrocher aux autres, on ne tombe pas on ne tombe pas on reste droites on reste fortes. On a lu tes mots dans notre cahier jaune-orangé, tu dis qu'on est parties un peu avec toi...
J'ai envie de te dire que tu es restée un peu avec nous.
(Avant il y a eu un week-end plein de jolis moments, un Cluédo géant, des déguisements farfelus, des comptines pour enfants, une nuit aux heures de sommeil trop courtes, des cadeaux, des larmes, des au revoir, des photos. Et il y aurait encore des tonnes de choses à dire...)
(Avant il y a eu demoiselle Lou qui a fait son engagement, quatre bougies sur une table basse, des chants qu'on ne connaissait pas, mais même si on connaissait, on n'aurait pas pu chanter, à cause des sanglots qui prennent la gorge, parce que c'était. Fort.)
C'est comme un truc posé sur votre ventre qui appuierait tellement fort que vous pourriez en vomir. C'est comme une grosse boule qui reste coincée dans la gorge, et vous pensez que doit bien y'avoir un moyen pour la faire disparaître, mais plus vous réfléchissez, et plus vous réalisez que non, y'en a pas...
C'est de l'émotion qui déborde, un truc qu'on ne veut pas voir arriver, un départ. Pourtant on le savait, on le savait. Mais c'est jamais pareil quand ça arrive vraiment.
A la gare, Leslie et Lou étaient en retard, et ça fait plaisir finalement, de voir qu'elles ne changent pas. On a mangé des papillotes et on a accompagné Célia jusqu'au bas de l'escalator. Des bras, et puis on essaie de cacher les larmes, six mois, six mois et tu reviens, dis, hein... Et en mai, on viendra te voir, à Barcelone, on viendra et ça nous fera un camp toutes les six, et puis tu nous montreras tes endroits et on aura plein de choses à se raconter et.
Les larmes, je pensais avoir tout donné le week-end dernier, pendant la nuit du samedi au dimanche, avec ce grand carnet avec des mots de chacun, je pensais que. Ouais, que c'était fini. C'est mal nous connaître.
Signes de la main et puis on s'est serrées toutes les quatre, AneSo Leslie Lou Mélie, et on a pensé à AneCé aussi, qui ne pouvait pas être là, on s'est serrées toutes les quatre, se raccrocher aux autres, on ne tombe pas on ne tombe pas on reste droites on reste fortes. On a lu tes mots dans notre cahier jaune-orangé, tu dis qu'on est parties un peu avec toi...
J'ai envie de te dire que tu es restée un peu avec nous.

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