vendredi, novembre 25, 2005

WE Départ à l'étranger (essayer de raconter.)

On avait du mal à y croire, que ça allait être enfin un week-end à six, un week-end, deux jours en entier, rendez-vous compte, ça ne nous arrive pas souvent de parvenir à être toutes là, comme ça, juste. Ensemble.

Alors même si Anne-Cé nous rejoignait plus tard, dans la voiture, on était totalement déchaînées (je crois qu'Olivier en avait un peu marre à la fin :)), mais Isabelle est rentrée dans notre jeu, alors c'était chouette.

Et puis comment vous dire... La dernière fois qu'on avait du raconter notre projet, notre équipe et tout ce qui va avec, c'était en juin, pour la signature des dossiers de camp. Et. Je sais pas... J'avais aimé faire ça, j'avais aimé en parler, parce que tout ça compte tellement, que. Que voilà. C'est des sourires et des mots à toute allure. (On voudrait ne rien oublier.)

(En plus, nos formateurs, c'était les mieux. Alors hein.)

Et donc, reprendre l'année depuis le début, depuis août, depuis les délires sur "on part en Australie ?!", parler de Lou qui s'en va, d'Anne-Cé qui arrive, parler des confitures abricot-framboise, des cartes postales, parler de Marlieu, de Solidarité Afrique, de François, parler du camp d'été, de Vhasi, des jeunes, parler de Marlieu encore, de l'imaginaire, de l'engagement, parler des difficultés, des engueulades, parler de Lou qui revient, du we mafieux.

Et puis. (C'est difficile de raconter les week-ends comme ça, vous savez.) Des cakes au fruit, une équipe d'animation en force, des mimes à trois heures du matin derrière une vitre, Célia est venue à 2h me dire "Mélie, les mecs vont faire du feu, tu viens ?", alors sortir du duvet, se rhabiller en vitesse, faire du feu sur la pelouse. Des rires encore. "Révolutionnaires, mélangez-vous !!", des chants, des comptines en boucles, "un jour dans sa cabaneuh, un tout petit petit petit bonhomme...".

Et aussi. Des ateliers, une tonne d'informations (vaccins budgets paludisme coutumes habitudes billets d'avion etc.), un dossier de subventions à retravailler, une liste de tout ce qui reste à faire (des fois ça fait un peu peur, mais.). Un diaporama sur la Mongolie. Des rencontres. Des discussions. Des échanges.

Du partage.

Et je sais pas. Des dates de prévues, une mini-réunion à table, voir-qui-fait-quoi-pour-la-prochaine-fois, (se sentir bien.)

Au retour, doubler la voiture d'Anne-Cé, faire de grands signes par la vitre. Au retour, une envie de dormir à cause de la nuit trop courte, et Lou qui dit "rooh ben j'aurais pas pu finir Moby Dick !", au retour beaucoup de rires, de récits et d'anecdotes. A Lyon, il faisait très froid, reprendre carremat, duvet et sac à dos, dire au revoir à tout le monde, se diriger vers le métro.

Affalée sur un siège, se souvenir. Des photos avec nos Anijem (en chemise !), des chatouilles, de quand Anne-Cé a dit "Mais combien il fait, là ? Il fait au moins moins huit mille !!", des rires, des instants qu'on voudrait garder encore encore et encore. Et quand ils sont venus nous réveiller "Les compaaaaaaas debouuuuuuuut" à 7h30 le dimanche matin, nous, on est restées couchées.

Parce qu'on est des JEM, d'abord.
(Et oui, on en est fières :))