Retour de camp... Ca se raconte comment ?
Y’aura eu le premier voyage, comme un début d’envol, comme un tour de manège, où les yeux se ferment pour mieux sentir le vent…
Monter dans la montagne, là-haut, les virages et la voiture de Marie qui donnent même pas mal au cœur. Arriver, être cataloguées déjà comme les quatre Scoutes par tous les jeunes, nous (ré)habituer à l’environnement, les pavillons, la cuisine, les douches, notre chambre. Dire bonjour un peu timides, ou parfois plus à l’aise. Reconnaître les visages de l’an dernier, sourires avec eux, parce qu’on se souvient. Bien sûr qu’on va se plaire.
Et puis passer notre première nuit, dans notre chambre, se réveiller la nuit à cause d’un matelas dégonflé, râler, se rendormir, commencer doucement à installer notre jolie pagaille qui nous ressemble, malgré la maniaquerie de certaines. Puis, trouver que les jeunes ne font pas assez de choses, vouloir déjà changer les choses, au moins dans notre pavillon, inventer un spectacle, ben oui, pourquoi pas ! Peu à peu, nous sentir bien, avec eux, se lever le matin pour faire chauffer la grande casserole de lait, faire les tartines, et discuter pour les réveiller. Bien sûr qu’on les aime.
Et puis se sentir peu à peu chez soi, considérer les jeunes comme « nos » jeunes, rire avec eux, les disputer parfois, faire à manger un inventant chaque fois de nouvelles recettes, leur faire faire des dessins à s’en mettre plein les doigts, ou des tecks à s’en faire des bobos sur les jambes. Les consoler lorsqu’ils sont tristes et les rassurer lorsqu’ils ont peur, chanter avec eux en les douchant, sourires pour leurs mimiques, leurs répliques, ne plus arriver à respirer dans la bataille de guili. Partir un matin pour pique niquer à la rivière, avoir le soleil dans les yeux, se mouiller, trop parfois, finir les fesses ou tout entier dans l’eau, prendre des photos en faisant des grimaces, faire des sandwichs à la chaîne, c’est marrant et plus efficace, rire et garder tout ça en souvenir, précieux. Bien sûr qu’on reviendra là.
Et puis se retrouver le soir autour du feu, fabriquer des arbres à chamalows, les faire fondre et régaler tout le monde. Chanter, faire des signes bizarres danser devant tout le monde, et tant pis si le ridicule nous accompagne, nous, on l’aime bien ! Jouer de la guitare et faire plaisir aux jeunes, les emmener se coucher, après cette chanson, non, celle d’après, bon, allez, juste une dernière… ! Leur faire un bisou sur le front pour qu’ils s’endorment tranquilles, et sourire en les entendant dire « j’ai adoré cette soirée, merci ». Bien sûr qu’on recommencera.
Et puis se lancer des défis entre animateurs, construire une table mobilo pour tout le monde, fabriquer un four dans la terre, partir à la pêche à la grenouille à 1 heure du matin, faire tomber un tronc d’arbre, et même être chiche de le ramener près du feu pour avoir des bûches pour ce soir. Manger jusqu’à plus de place pendant les cinquièmes. Faire des parties, et des parties de ping pong jusqu’à avoir la tête qui tourne. Chanter toutes les chanson biens de nos trois carnets de chants (et même les moins bien !) jusqu’à être rassasié de chants pour la soirée. Faire des parties de loup garou tard le soir, tricher un peu parfois et avoir un peu froid, même à trois sous une couverture. Regarder le feu qui brille dans les yeux et parler de tout, de rien. Veiller et faire des roses des sables parce qu’on a faim à 3 heures du matin. Délirer et se pousser de chaque coté jusqu’à s’endormir dans le canapé trop petit. Ecrire des mots sympas sur nos T-shirts Vhasi, et même promettre de se revoir un jour… Bien sûr qu’on se reverra.
Et puis faire les sacs, le grand ménage, entasser toute notre jolie pagaille dans nos sacs, et épater Marie pour notre rapidité. Rajouter par dessus nos maracasses, nos dessins, carnets de chants et couteau scout. Prendre des photos en chemise verte, faire des bisous et rassurer Laurence qui change de pavillon. Charger les sacs, manger en vitesse, distribuer le reste d’argent de poche et les médicaments. Embrassades et accolades rapides, trop. Prendre quelques adresses, se dire à bientôt, même si. Monter dans la voiture se serrer à l’arrière avoir une boule dans le ventre en quittant Méaudre, garder le T-shirt sur les genoux, et s’endormir avec les virages dans la tête, et le mal au cœur de la montagne qui est là cette fois. Bien sûr qu’on se souviendra de vous.
Et puis trouver leurs parents et les notre sur le trottoir devant le local de Vhasi, parler quelques instant, sourire à leurs remerciements et monter dans la voiture.
Y’aura eu le deuxième voyage, comme un atterrissage où les guili au ventre frétillent et où la tête est ailleurs…
Et puis, arriver à Marlieu, reconnaître l’endroit, l’odeur, la lumière du soir et les petites bêtes. S’installer doucement, avec le PC, les kilos de nourriture qui ne rentrent pas dans le frigo, la musique qui s’envole, vouloir mettre la table mais ne plus trouver les assiettes. Planter la tente sous le soleil qui se couche, être encore nostalgique de Vhasi et avoir vraiment hâte de retrouver AneC. Déplier nos caremats et nos duvets, en espérant qu’il ne fera pas trop froid ce soir. Etre contentes de dormir enfin sous la tente, comme un vrai camp. Evidemment, nous sommes heureuses.
Et puis accueillir AneC qui revient épuisée mais heureuse des JMJ, faire les folles tellement on est contentes de se retrouver toutes, se barbouiller le visage de marron et de vert, et rajouter du rouge sur le bout du nez, se cacher sous une grande bâche et marcher au pas en se tapant le derrière ! Laisser AneC se reposer dans la chambre, et s’en aller à quatre faire une ballade en vélo prendre la grande descente, avoir du vent partout, dans les cheveux, les yeux, les oreilles. Remonter en regrettant d’être descendues jusque là, et voir les gens sourire de nos maquillages. Evidemment, nous sommes ensemble.
Et puis faire des jeux d’enfants, et encore des ballades à vélo, se perdre dans la montée pour trouver un étant, acheter du fromage de chèvre et caresser les agneaux, apprendre à faire des bolas et déranger les pêcheurs avec nos rires, parcourir le village pour trouver des indices cachés, demander aux habitants combien de temps on met pour aller à Sidney en avion, broder une carte d’Afrique et le Burkina sur le dos de notre chemise, faire des coccinelles-patates avec du tissu et du riz, tenter pendant 20 minutes d’allumer un semblant de feu, mimer des expressions ou jouer des scènes de BD, lire dans l’herbe jusqu’à ce que les gouttes de pluie nous fassent rentrer, parler de 11 heures à 15 heures sans même penser à avoir faim, rigoler sous la tente avant de s’endormir, penser à ces étoiles qui étaient belles, rêver à l’an prochain en osant y croire. Evidemment, nous y croyons.
Et puis, accueillir nos AniJem en fin de semaine, leur montrer nos photos, manger trop de petites crêpes, être impressionnées par leur veillée, rire avec les enfants, se faire remercier et les remercier pendant le temps spirituel, aller se coucher avec bien plus de cinq bonnes choses auxquelles penser, et sentir l’appréhension du lendemain arriver doucement. Evidemment, nous avons reçu beaucoup.
Et puis, se réveiller ce matin avec le sourire, préparer le petit déjeuner, et réveiller la famille doucement. Plier, ranger, nettoyer les sacs, notre jolie pagaille et nos traces de pas dans la maison depuis une semaine. Laisser Isabelle préparer une sorte d’autel pour notre engagement avec un bout de toile cirée, des bougies et quelques fleurs. Attendre l’arrivée des gens en déplantant la tente et en rangeant le coin veillée. Evidemment, on a le trac.
Et puis, quelques moments plus tard, s’engager, devant nous, devant eux. Bredouiller le texte, se tromper un peu, bégayer parfois, échanger nos phrases, rougir, sourire, mais finalement tout dire. Recevoir les paroles de nos AniJem, de nos responsables de groupe, de notre aumônier. Avoir trop de choses dans la tête, et du mal à tout penser. Chanter la voix tremblante de trac, mais serrer fort la Lady Bird qui est à coté. Recevoir notre engagement et un jolie enveloppe de couleur avec. Regarder la photo en murmurant que c’est trop beau pour être vrai. Evidemment, c’était vrai.
Remercier Chaque Jour
Ceux Qui Nous Accompagnent.
Merci,
Les Lady Birds.
Monter dans la montagne, là-haut, les virages et la voiture de Marie qui donnent même pas mal au cœur. Arriver, être cataloguées déjà comme les quatre Scoutes par tous les jeunes, nous (ré)habituer à l’environnement, les pavillons, la cuisine, les douches, notre chambre. Dire bonjour un peu timides, ou parfois plus à l’aise. Reconnaître les visages de l’an dernier, sourires avec eux, parce qu’on se souvient. Bien sûr qu’on va se plaire.
Et puis passer notre première nuit, dans notre chambre, se réveiller la nuit à cause d’un matelas dégonflé, râler, se rendormir, commencer doucement à installer notre jolie pagaille qui nous ressemble, malgré la maniaquerie de certaines. Puis, trouver que les jeunes ne font pas assez de choses, vouloir déjà changer les choses, au moins dans notre pavillon, inventer un spectacle, ben oui, pourquoi pas ! Peu à peu, nous sentir bien, avec eux, se lever le matin pour faire chauffer la grande casserole de lait, faire les tartines, et discuter pour les réveiller. Bien sûr qu’on les aime.
Et puis se sentir peu à peu chez soi, considérer les jeunes comme « nos » jeunes, rire avec eux, les disputer parfois, faire à manger un inventant chaque fois de nouvelles recettes, leur faire faire des dessins à s’en mettre plein les doigts, ou des tecks à s’en faire des bobos sur les jambes. Les consoler lorsqu’ils sont tristes et les rassurer lorsqu’ils ont peur, chanter avec eux en les douchant, sourires pour leurs mimiques, leurs répliques, ne plus arriver à respirer dans la bataille de guili. Partir un matin pour pique niquer à la rivière, avoir le soleil dans les yeux, se mouiller, trop parfois, finir les fesses ou tout entier dans l’eau, prendre des photos en faisant des grimaces, faire des sandwichs à la chaîne, c’est marrant et plus efficace, rire et garder tout ça en souvenir, précieux. Bien sûr qu’on reviendra là.
Et puis se retrouver le soir autour du feu, fabriquer des arbres à chamalows, les faire fondre et régaler tout le monde. Chanter, faire des signes bizarres danser devant tout le monde, et tant pis si le ridicule nous accompagne, nous, on l’aime bien ! Jouer de la guitare et faire plaisir aux jeunes, les emmener se coucher, après cette chanson, non, celle d’après, bon, allez, juste une dernière… ! Leur faire un bisou sur le front pour qu’ils s’endorment tranquilles, et sourire en les entendant dire « j’ai adoré cette soirée, merci ». Bien sûr qu’on recommencera.
Et puis se lancer des défis entre animateurs, construire une table mobilo pour tout le monde, fabriquer un four dans la terre, partir à la pêche à la grenouille à 1 heure du matin, faire tomber un tronc d’arbre, et même être chiche de le ramener près du feu pour avoir des bûches pour ce soir. Manger jusqu’à plus de place pendant les cinquièmes. Faire des parties, et des parties de ping pong jusqu’à avoir la tête qui tourne. Chanter toutes les chanson biens de nos trois carnets de chants (et même les moins bien !) jusqu’à être rassasié de chants pour la soirée. Faire des parties de loup garou tard le soir, tricher un peu parfois et avoir un peu froid, même à trois sous une couverture. Regarder le feu qui brille dans les yeux et parler de tout, de rien. Veiller et faire des roses des sables parce qu’on a faim à 3 heures du matin. Délirer et se pousser de chaque coté jusqu’à s’endormir dans le canapé trop petit. Ecrire des mots sympas sur nos T-shirts Vhasi, et même promettre de se revoir un jour… Bien sûr qu’on se reverra.
Et puis faire les sacs, le grand ménage, entasser toute notre jolie pagaille dans nos sacs, et épater Marie pour notre rapidité. Rajouter par dessus nos maracasses, nos dessins, carnets de chants et couteau scout. Prendre des photos en chemise verte, faire des bisous et rassurer Laurence qui change de pavillon. Charger les sacs, manger en vitesse, distribuer le reste d’argent de poche et les médicaments. Embrassades et accolades rapides, trop. Prendre quelques adresses, se dire à bientôt, même si. Monter dans la voiture se serrer à l’arrière avoir une boule dans le ventre en quittant Méaudre, garder le T-shirt sur les genoux, et s’endormir avec les virages dans la tête, et le mal au cœur de la montagne qui est là cette fois. Bien sûr qu’on se souviendra de vous.
Et puis trouver leurs parents et les notre sur le trottoir devant le local de Vhasi, parler quelques instant, sourire à leurs remerciements et monter dans la voiture.
Y’aura eu le deuxième voyage, comme un atterrissage où les guili au ventre frétillent et où la tête est ailleurs…
Et puis, arriver à Marlieu, reconnaître l’endroit, l’odeur, la lumière du soir et les petites bêtes. S’installer doucement, avec le PC, les kilos de nourriture qui ne rentrent pas dans le frigo, la musique qui s’envole, vouloir mettre la table mais ne plus trouver les assiettes. Planter la tente sous le soleil qui se couche, être encore nostalgique de Vhasi et avoir vraiment hâte de retrouver AneC. Déplier nos caremats et nos duvets, en espérant qu’il ne fera pas trop froid ce soir. Etre contentes de dormir enfin sous la tente, comme un vrai camp. Evidemment, nous sommes heureuses.
Et puis accueillir AneC qui revient épuisée mais heureuse des JMJ, faire les folles tellement on est contentes de se retrouver toutes, se barbouiller le visage de marron et de vert, et rajouter du rouge sur le bout du nez, se cacher sous une grande bâche et marcher au pas en se tapant le derrière ! Laisser AneC se reposer dans la chambre, et s’en aller à quatre faire une ballade en vélo prendre la grande descente, avoir du vent partout, dans les cheveux, les yeux, les oreilles. Remonter en regrettant d’être descendues jusque là, et voir les gens sourire de nos maquillages. Evidemment, nous sommes ensemble.
Et puis faire des jeux d’enfants, et encore des ballades à vélo, se perdre dans la montée pour trouver un étant, acheter du fromage de chèvre et caresser les agneaux, apprendre à faire des bolas et déranger les pêcheurs avec nos rires, parcourir le village pour trouver des indices cachés, demander aux habitants combien de temps on met pour aller à Sidney en avion, broder une carte d’Afrique et le Burkina sur le dos de notre chemise, faire des coccinelles-patates avec du tissu et du riz, tenter pendant 20 minutes d’allumer un semblant de feu, mimer des expressions ou jouer des scènes de BD, lire dans l’herbe jusqu’à ce que les gouttes de pluie nous fassent rentrer, parler de 11 heures à 15 heures sans même penser à avoir faim, rigoler sous la tente avant de s’endormir, penser à ces étoiles qui étaient belles, rêver à l’an prochain en osant y croire. Evidemment, nous y croyons.
Et puis, accueillir nos AniJem en fin de semaine, leur montrer nos photos, manger trop de petites crêpes, être impressionnées par leur veillée, rire avec les enfants, se faire remercier et les remercier pendant le temps spirituel, aller se coucher avec bien plus de cinq bonnes choses auxquelles penser, et sentir l’appréhension du lendemain arriver doucement. Evidemment, nous avons reçu beaucoup.
Et puis, se réveiller ce matin avec le sourire, préparer le petit déjeuner, et réveiller la famille doucement. Plier, ranger, nettoyer les sacs, notre jolie pagaille et nos traces de pas dans la maison depuis une semaine. Laisser Isabelle préparer une sorte d’autel pour notre engagement avec un bout de toile cirée, des bougies et quelques fleurs. Attendre l’arrivée des gens en déplantant la tente et en rangeant le coin veillée. Evidemment, on a le trac.
Et puis, quelques moments plus tard, s’engager, devant nous, devant eux. Bredouiller le texte, se tromper un peu, bégayer parfois, échanger nos phrases, rougir, sourire, mais finalement tout dire. Recevoir les paroles de nos AniJem, de nos responsables de groupe, de notre aumônier. Avoir trop de choses dans la tête, et du mal à tout penser. Chanter la voix tremblante de trac, mais serrer fort la Lady Bird qui est à coté. Recevoir notre engagement et un jolie enveloppe de couleur avec. Regarder la photo en murmurant que c’est trop beau pour être vrai. Evidemment, c’était vrai.
Remercier Chaque Jour
Ceux Qui Nous Accompagnent.
Merci,
Les Lady Birds.

2 Comments:
Je crois qu'on pouvait difficilement raconter mieux... Merci ma Célia.
et pleurer de bonheur pour avoir tant vecu ensemble ou pleurer de tristesse pour avoir quitter cet ete...et se consoler parce que c'est pas fini...merci a tous ceux qui nous on permis de vivre tout ca, et merci a vous jeunes Lady Birds...
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