(Avant il y a aussi eu un week-end à Vhasi et du bonheur, des ventes de lumignons, du porte-à-porte pour les calendriers, un film sur la guerre des cotons, et voilà.)
On savait que faire partie d'une équipe JEM n'était pas de tout repos, mais à ce point-là, il est vrai qu'on avait du mal à l'imaginer ! Week-end de folie, où les secondes pour souffler se font rares, mais.
(Mais bordel qu'est-ce que c'était bien.)
Vendredi, 20h30, (bon d'accord, on était un peu en retard), métro et funiculaire (avec des applaudissements très forts :)), et diaporama de l'équipe des Clama, partie à Madagascar cet été. Sourires, jus d'ananas, et spécialités malgaches, souvenirs racontés, anecdotes et récits, envie de ça, envie de plus, encore, envie de connaître, de savoir comment c'est. Penser que, vous savez quoi ?, ben dans sept mois, ce sera à nous...
Le lendemain, rendez-vous à 9h devant le Casino ! (bon, là, encore une fois,
on les filles étaient en retard, "maiiiis on a loupé le buuus"), enfiler chemises, foulards, trouver un rouleau de scotch pour accrocher les panneaux, dire bonjour aux caissiers, et hop, c'est parti ! Emballer les achats des clients dans les sacs,
(bonjour, merci, oui, pour un projet au Burkina, oui dans un orphelinat, non non pour l'instant le dos ça va merci, oui, merci beaucoup monsieur, bon week-end !)
discuter avec les caissiers, hop Anne-Cé arrive, impression de ne pas l'avoir vue depuis une éternité !, sourires, bisous, caisses côte à côte.
Plus tard, une pause, pique-nique improvisé, et c'est reparti pour l'après-midi ! Le dos commence à faire mal, les pieds et les genoux aussi. Jeter un coup d'oeil à la caisse, et le moral revient aussitôt ! Vers 19h, arrêter, remettre les manteaux, sortir dans le froid, guetter le bus, Lou qui nous rejoint à ce moment-là, "ben alors Lou, qu'est-ce que tu faisais ?... tu savais que c'était à 7h30 qu'on avait rendez-vous, pas à 19h30... !", toute penaude elle nous tend un pain d'épices "c'est pour m'faire pardonner". Bon allez, c'est bien parce que c'est elle...
Le soir, arriver chez nos Anijem (toutes les six en même temps, et à l'heure ! Olivier n'en revenait pas...), parler du dossier de subventions, raconter la journée à Cas', des sourires. Ils avaient invité Ghislaine et Michel, des amis partis deux ans au Burkina...
Beaucoup de mots, de récits,
le premier jour, après, découvrir, comprendre, puis séance photos, grand écran blanc et diapositives, ils n'ont pas fait semblant ! Etre fatiguées, beaucoup, mais rêver les yeux ouverts, s'imprégner des mots, fixer les photos... Au moment de partir, remercier plusieurs fois, et direction chez Anne-Cécile !
(Après, c'est compliqué à raconter, et puis Lou le ferait sans doute mieux que moi !) Juste. Le réveil a sonné a cinq heures du matin, la nuit a paru bien courte, mais après il y a eu des fous rires et des mots plus calmes vers sept heures, alors c'était bien.
Et hop, de nouveau, direction Casino ! Il fait super froid, le bus n'arrive pas, en plus on a failli le prendre dans le mauvais sens, heureusement que Célia était là ! Enfin voilà, trois heures à Casino, Anne-Cé râle un peu "maiiis moi je gagne rien", et puis finalement si. A midi, le magasin ferme, les filles partent en courant pour ne pas rater leur bus "à mardi !"...
Week-end bien chargé, donc, mais c'est là qu'on a vraiment l'impression d'avancer, d'approcher le Burkina. Et puis quand on reçoit le lendemain matin une carte de voeux de là-bas, forcément, ça aide. :)