dimanche, février 03, 2008

Les souvenirs

Pour une raison ou une autre, j'ouvre le dossier "Lady-Birds" dans ma boîte mails. Mince, 58 pages, ça va être drôle, pour retrouver l'info que je cherche. Si j'avais su, j'aurais fait comme miss Leslie, des dossiers puis des sous-dossiers, puis des sous-sous-dossiers, etc. Ca me faisait bien rire, quand je la voyais classer tout ça, mais en même temps, maintenant, je me sens bête. 58 pages, donc. Bon, allons-y. On va classer par ordre alphabétique, ce sera plus simple. Je commence par la fin. Je remonte les pages. Je m'arrête sur des sujets de mail.

"Un truc à vous dire", "Extrajob de samedi", "Vacccciiiiiiiiiiiiins", "Des nouvelles de là-bas", "Anniversaire surprise d'AneCé", "Cadeau Célia ?", "WE de formation !", "Blablabla je vous préviens c'est un long mail", "En vrac", "Relevé de comptes : combien qu'on a ?".

J'en ouvre quelques uns. Je lis en diagonale, je reviens à la boîte de réception. Je fais défiler les pages.

"Diapo", "Et cette photo pour l'invitation ?", "Ecole Anatole France pour l'échange", "Boîte à remplir !", "Témoignage de retour", "Musique pour le générique", "Lumignons", "Recette du poulet yassa".

Les souvenirs affleurent. Et je me rends compte à quel point ça m'a marquée, un projet comme ça. A quel point ça me manque aujourd'hui. D'être un groupe, de se voir tout le temps, de faire des réunions jusqu'à tard dans la nuit, de stresser en envoyant un dossier de subventions, de s'engueuler parce qu'on n'est pas d'accord, d'organiser des anniversaires surprises, de réveiller tout le monde en week-end de formation, d'aller manger des lasagnes chez les Gab', de se regrouper à 6 autour d'un ordinateur pour une conversation avec Washington, de faire des choix, d'avoir des débats qui n'en finissent plus sur des détails, de dormir les unes chez les autres avant une totem' ou autre, de se retrouver à la gare en chemises, de refaire nos foulards, de fabriquer des cartes postales, de bousiller un pantalon parce qu'il a vécu l'atelier lumignons, de se geler à Marlieux, de faire du vélo sous la pluie, d'imiter les jeunes de Vhasi, de s'organiser de grands jeux juste pour nous, de.

Mince, atita, barka, et caetera.

mardi, juillet 17, 2007

Un kilomêtre à pied...ça use les souliers !

Et oui, ça c'est sur, on va les user nos souliers, pendant ce camp de troisème temps ! (attention : rîme !)
Alors voilà, aujourd'hui petite nostalgie, présentement madame (la lideuse je le rapelle) Anne-Sophie, passe les frontières Burkinabèses pour revoir notre cher "Barnabé, dit Barny Barnynouchka ou encore petit frère de François, il a été notre guide, notre traducteur, notre protecteur, notre marchandeur et surtout notre ami". (Lou, j'aurai eu besoin de toi, pour cette narration du diapo !). Bref, AnnSo est au Burkina avec Clodine une grande amie à elle. Elles vont voir, revoir nos amis de l'orphelinat, elles vont vivrent, revivrent avec notre famille, des moments inoubliables. Et en plus de ça, elles vont donner un petit coup de main au dispensaire, bah oui nos deux compaires ont passées leurs concours d'infirmière, (AnnSo était première de sa promo ! "et ça c'est la classe !") donc à elles la première année infirmière ! Bon eh attendez, restez c'est même pas fini, elles vont voyager aussi, bah oui on est pas au Burkina tous les jours (non vous y êtes pas tous les jours, c'est pas possible ?). Bon euh, jvous laisse le suspens parce qu'AnnSo et Clodine pourront mieux vous raconter que moi. Mais en tout cas, ça à vraiment l'air d'être cool ce nouveau voyage.
Alors, voilà, ce petit message, pour vous dire, que c'est pas fini, que nous pensons, échangeons, partageons encore avec notre nouvelle famille Kaboré.

Bon eh, "Deux kilomêtres à pied...ça use les souliers !", alors, parce que nous aussi toutes les six on a besoin, envie, de se revoir, de partager encore, de se souvenirs, de découvrir de nouveaux horizons... alors voilà, c'est "Trois kilomêtres à pied...ça use les souliers !", et on y va pour une semaine d'itinérant. Et "Quatre kilomêtres à pied...ça use les souliers !"...bon oui ça vous étonne surtout pour moi, quoi, j'aime pas marcher ? ah oui c'est vrai !
Bon alors ok, pour de vrai "Cinq kilomêtres à pied..ça use les souliers !" on va donc marcher 4 jours dans les Mont du Lyonnais et finir au Lac des Sapins. En tout cas, "Six kilomêtres à pieds...ça use les souliers !" on trouvera le temps de s'engueuler, "mais non c'est pas là, retourne la carte tu verras...alors tu vois !? Grrr", Sept kilomêtres à pieds ça use les souliers ! "allez bougez vous, on arrivera jamais à l'heure au camping ! pff les boullets !" Huit kilomêtres à pieds ça use les souliers ! " dites on mange du pâté ? .... les autres : NON !".....bref, j'en passe....mais vous inquiétez pas on vous en racontera de belles, et promis on prends des photos, vous nous connaissez ! 125 kilomêtres à pieds ça useras nos souliers !

En attendant, ces kilomêtres, nous avons toutes une tonne de choses à faire, du chemin à parcourir !
On seras toujours, prise chacune partout tout le temps, mais qu'est ce qu'on s'jem, alors on trouveras le temps de se voir et de partager encore ...

mardi, juin 12, 2007

Le camp, le camp, le camp...

On y tiens tellement ! Alors on a fixé des dates ! Maintenant c'est sur on va le faire ce camp. Mais où ? On va faire quoi ? Ah bah oui, c'est sur on a plus autant de temps, c'est plus notre priorité mais on va se bouger on va se le faire ce camp qui nous tiens tant à coeur ! non !?
Et même qu'on va bien se marrer ! Peu importe ce qu'on va faire, où on sera, c'est ensemble et c'est notre objectif !

mardi, avril 03, 2007

Hé ho, on est encore là!

Les semaines passent et se retrouver à six devient une sorte de challenge. Et comme chez les Lady-birds, ON AIME relever les challenges , nous nous retrouvames, dimanche soir, dans la nouvelle demeure de Leslie, autour d'une bonne patée de spaghettis!

Les mots ont fusé, les rires aussi, ça faisait du bien, ça faisait longtemps.
Puis, des mots plus sérieux autour de l'expo photo, de la diffusion du diapo à Vhasi et aux scouts and co, du camp troisième temps et une discussion animée concernant le départ d'une autre équipe à Zorgho. Un ordre du jour bien rempli et sans doute pas assez de temps pour tout aborder...

Cependant, je suis fière que l'on arrive à mener à bien ce troisième temps, à notre manière, réussir à bloquer quelques jours d'août pour se retrouver, ce n'était pas simple, voilà.

Lou

samedi, février 03, 2007

Tout ne s'arrête pas Là.

Il y a une semaine déjà, je me perds dans les rues de Villeurbanne pour enfin trouver le lieu de rendez-vous du relais vert de Lyon Levant. Célia et Leslie (équipe à comité réduit) - toutes les deux sans chemise, bonjour la sériosité ! - sont en train de remplir des fiches pour un grand jeu des sept familles dont nous n'avons toujours pas compris le but à la fin de la soirée, mais ceci est une autre histoire.

De prévu : Equipes de 1er, 2ème, et 3ème temps pour que les dernières parlent de leur été aux autres. Dire un peu ce mois d'août, encore, toujours. Quelques minutes de notre diapo passées en boucle, et puis des sourires.

Après quelques mots avec une équipe (pas au complet), on s'aperçoit qu'ils partent au Burkina (!), à Zorgho (!), dans un ORPHELINAT. "Aaaaaaaaaah, mais c'est VOUS qui reprenez notre projet ^^ eh bien enchantées :)". Alors des mots à n'en plus finir, les questions de Romain, les anecdotes, et puis je ne sais pas, une sorte de déclic.

Arriver à me dire. C'est chouette que tout ça continue. C'est fou. Qui l'aurait cru ? Qui l'aurait cru quand on a mis pour la première fois les pieds à Rabakin ? Qui aurait cru qu'un an plus tard, une autre équipe prendrait le relais, passerait ses journées avec Justine, Asseta et Tantie, jouerait avec les enfants et apprendrait leurs chansons ? Avouons-le, personne.

Alors c'est sûr, que ça fait drôlement bizarre, de se dire qu'ils vont être là, dans "notre" orphelinat, dans "notre" famille, ça fait drôlement bizarre, et puis au début ça pince un peu le coeur. Mais... Mais notre mois d'août, personne ne va nous l'enlever, il reste ça, et s'il y a une suite, vraiment, tant mieux, je crois.

Au début de l'année, à la suite d'un exposé en cours d'allemand sur le Burkina, justement, quelqu'un dans mon cours me reprochait l'inutilité de notre action. J'ai répondu que ce que nous voulions faire dans un sens, c'était créer un lien entre les deux pays.

Partir cet été ne peut que faire perdurer ce lien.
Alors voilà. Une autre équipe prend le relais, et c'est bien.


(et du coup, on leur fait de la pub :))

lundi, janvier 22, 2007

Quand témoignage rime avec voyage, ou encore rivage, bagage, ménage, bracage et enfin barrage!

On voulait témoigner, on voulait que ce diapo soit à la hauteur de notre projet, on voulait faire vivre ce que l'on avait vécu, on voulait faire ressentir, faire voir, faire sentir, faire sourire...



Samedi soir, ça s'est accéléré sans que l'on s'en aperçoive...partir sur les chapeaux de roue avec les briques de bissab qui débordent du caddy en fin d'après-midi, arriver à la salle, drôlement chouette, laisser échapper son tumulte intérieur par des sautillements chroniques, des cris forts, des rires, tendre les pagnes au-dessus des fenêtres, disposer calebasses et djembé sur la table du fond, croquer un sandwich au jambon,...quelques bouchées et on frappe à la porte, les premiers convives et puis piouf, d'autres convives et encore d'autres, et encore encore ...des bonjours dans tous les sens, les téléphones qui font des leurs pour aider les invités en perdition, les guilis dans le ventre, les aléas de dernière minute qui ne rassurent pas!

Puis, nos hôtesses de l'air préférées annoncent le vol partant pour Ouaga: " les passagers sont priés de bien vouloir présenter leur passeport afin de procéder à l'embarquement". Nous, on sort par la porte de derrière, sacs à dos et boule dans la gorge. Attendre impatientes, tremblantes, grelottantes devant la salle que tout le monde soit assis, un ptit "un pour tous, tous pour un", -ça fait pas d'mal- et dévaler les quelques marches en tapant fort des pieds, courir en criant "et nous, attendez-nous, nous aussi on part", arriver sur la scène... chair de poule pendant ces applaudissements..

Brèves présentations, et on y est, on décolle, on re-décolle avec tous ces yeux attentifs derrière nous. Là, c'est du bonheur en boîte de la première à la dernière minute, rire de nos bêtises, et toutes, ressentir ce même sentiment indescriptible.

Après un bêtiser hilarant - surtout pour nous!-, les applaudissements retentissent à nouveau, remercier ceux qui nous ont soutenus, compris et conseillés, nos anijems..

Puis, on rallume les lumières et là, voir des bouts de Burkina dans leurs yeux, les écouter nous dire qu'ils s'y croyaient et que ça donne vraiment envie d'y aller, des félicitations, des compliments, et servir du bissap dans un bouteille "Ballantines" en guise de réponse , "oui oui, c'est sans alcool!"...

Retomber doucement au fur et à mesure que la salle se vide .

Etre heureuses d'avoir témoigner ainsi, d'avoir fait vivre, ressentir, voir, sentir, sourire...d'avoir laisser une trace palpable de tout ça..

Avoir l'envie de leur montrer, à eux, notre voyage, leur voyage pour ne pas oublier.
Un mot en tête, merci.


Lou

(Ai pas r'trouvé la fin de mon sandwich au jambon, avec toutes ces émotions, un(e) affamé (e) en serait-il venu(e) à bout? pff, y en a vraiment qui sont sans gêne hein!)

lundi, janvier 15, 2007

La phrase maudite

"Vous serez prêtes ?"

Ca me rappelle ces expressions que les profs disaient tout le temps, et on faisait des croix dans les marges de nos cahiers au lycée, pour les compter à la fin de l'heure.

"Vous serez prêtes ?". Depuis samedi, j'ai du l'entendre 73 fois.

Et à chaque fois, la même réponse, le même sourire, (la même angoisse).
Bien sûr, qu'on sera prêtes.

A samedi, alors ? :)

(44 rue st-georges, métro vieux-lyon, 20h30)

vendredi, décembre 15, 2006

Lady-Bird d'un jour, Lady-Bird de toujours !

Oui oui allez, ditez-le, rien que le titre donne envie de dévorer la suite ^^
Hem. Désolée, j'ai pas trouvé de truc original, de jeu de mot bidon, ou de détail croustillant, donc vous devrez vous contentez de ça, beuh !

Alooooors.
On est DEJA vendredi, et depuis SAMEDI dernier, on a plein de trucs à vous raconter !

Samedi midi, sur une invitation rapide d'AneCé, "ça vous dit de manger avec des filles qui partent cet été au Burkina ?", "euuuh ouaiiiis ! :D", résultat, on se retrouve toutes les deux dans un appartement improbable avec des gens dans tous les sens, dans tous les coins, on s'installe dans une petite chambre, avec au milieu, deux kilos de riz (les filles se mettent dans l'ambiance avant de partir, et nous, on retrouve le goût des souvenirs...), et autant de questions. C'est fou, parce qu'on est tous les mêmes, finalement. Avec tous les mêmes peurs, les mêmes appréhensions, les mêmes interrogations. Alors raconter, en vrac, des détails, des trucs oubliés et qui reviennent juste pour l'occasion, et puis l'heure s'envole, et déjà, paf, l'heure de partir.

17h, réunion à la maison. Enfin 17h, dans le langage ladybirdien, soyons clair que ça signifie "arrivée minimale à 17h30, et début de réunion vers 21h" :D Bon j'exagère à peine ! Réunion donc, à 6 (c'est fou !), et plein de projets qui avancent. On envoie l'invitation pour le diapo (qui n'est pas fait) (tandis que l'invite, si), on boucle le projet d'expo photos à la fac, l'ordre des photos est quasiment défini, on prépare la prière de taizé du lendemain, on prépare des colis pour le Burkina et les Etats-Unis, à coups de papier kraft et de papier bulles (et de Sopalin, en dernier recours), on fait un bilan du Burkina, un peu.

Départs échelonnés entre 22h30 et 1h du matin, bêtises et brownies pas cuit.

Lendemain, 15h. Rendez-vous Cathédrale St-Jean ; heureusement que Célia me l'a répété, j'allais me pointer à Fourvière ^^.

Bref, AneSo, Leslie, Célia et moi sommes au rendez-vous. Petit briefing, on est censées animer plus tard un carrefour sur "Servir dans un projet à l'étranger", glups. Finalement, beaucoup de stress, alors que ce n'était pas la peine : juste une bonne occasion de remettre nos chemises, de raconter des souvenirs et des impressions, de partager avec des gens, de papoter avec une dame qui témoigne avec nous et qui est missionnaire en Afrique, et de dire à tout le monde, "ah non mais faites-le hein, faites-le !" Ensuite, petits groupes pour mieux partager, le nôtre avec Leslie marche bien (même si on parle trop, hem), celui de Célia est un peu mou :/... et AneSo, euuuh, AneSo ? A toi l'antenne !

Résultat, je ne sais pas si on a vraiment répondu aux questions, ni au thème du carrefour, mais en tout cas, on en garde plein de souvenirs, et c'est déjà ça. On enchaîne sur une prière de Taizé, mais quand même, Taizé à St-Jean, sachez que ce n'est pas vraiment Taizé. (Même si, fou !, y'a quand même du thé Paic citron !, et ça, c'est la classe !)

(En fait, on a des tonnes de souvenirs à peine emmitoufflés dans l'hiver, qui ne demandent qu'à ressortir à la première occasion. Des bouts de phrases ou des mots dans un coin de notre tête qui font s'arrêter le temps, quand on ouvre la bouche et qu'on prononce tous leurs prénoms. Elie. Albert. Rosalie. Comme autant de points de suspension pour laisser deviner aux autres, parce que sans doute qu'on ne sait pas en dire assez.)



Week-end bien ladybirdien, donc !

Mais ça continuuuue !
Lundi soir, avec Célia, on squatte un préfabriqué de la fac, (préfabriqué où il fait presque plus froid que dehors ^^), pour la réunion de l'AECAL, l'association ds étudiants des cultures africaines de lyon ou quelque chose comme ça... pour leur parler de l'expo ! Ils ont plutôt l'air emballés, même si on ne le ressent vraiment que dans le compte-rendu qu'on reçoit quelques jours plus tard : "(...) Un magnifique (!) avant-goût de l'exposition est offert dans la brochure qu'elles nous ont confiée, et que vous pouvez, sur demande, venir consulter au local. Emotions et satisfaction garanties !", uhuh, vous n'y croyez pas ? Rassurez-vous, nous non plus ! Et contrairement à la mauvaise langue qu'est Leslie qui m'a demandé si c'est nous qui avions fait le CR, eh bien non !
L'autre dossier est déposé dans la journée au Service Culturel ! On attend le verdict, donc :)

Et puis, nos colis sont partis ce matin (oublions que l'affranchissement nous a coûté plus cher que le contenu, *s'étrangle*), et nous allons à l'école primaire tout à l'heure pour leur donner la boîte ! Encore un moment fort en perspective :)

Et de l'impatience.

dimanche, décembre 10, 2006

Mesdames, Messieurs, bonjour,

La compagnie des Lady-Birds est heureuse de vous recevoir à son bord.

Attachez vos ceintures, le décollage à destination de Zorgho, Burkina Faso, est prévu pour le 20 janvier.

Nous vous souhaitons un agréable voyage, et restons à votre disposition pendant toute la durée du vol. Vous trouverez toutes les informations complémentaires sous votre siège. (bon ok, autrement dit, juste en dessous de ce message ;))

Merci de votre confiance.

L'équipage des Lady-Birds.

***


*clic*


ps et un peu hors-sujet : St-Poth', c'est à quelle heure, votre diapo, samedi prochain ? et où ? (oui, on a des mouchards qui font mal leur boulot, ils ne nous ont donné que la date !) Merci !

lundi, novembre 27, 2006

Ah ce que c'est dur...

On est loin les unes des autres, ou pas pour les JEM. On est toutes très prises dans bien plus d'engagements que les années passées. Alors on met une semaine à trouver une date de réunion pour être là à six. Mais j'ai toujours cette envie de partager, de témoigner notre histoire, notre projet.
Oui parce que ce projet pendant 2 ans a été mon moteur, j'ai eu envie d'avancer grâce à ce petit rien qui était né dans notre tête et qui s'est construit, qu'on a construit. Aujourd'hui ce projet est concrétisé, mais pas terminé. Non parce que pour nous six, dès le départ, l'action là-bas ne serait pas une fin, il n'y aurait peut être même pas de fin. Pour nous le témoignage, le retour était aussi le projet...
Aujourd'hui c'est dure. On a quitté cette bulle transparante avec laquelle on a découvert Zorgho, la famille Kaboré, l'Orphelinat Rabakin, Barnabé et tout ce qui c'est offert à nos yeux et qu'on a bien voulu regarder...
Mais je crois qu'après notre engagement si fort envers cette équipe, ce projet, ces valeurs..., nous nous devons d'achever notre voyage. De vivre ce troisième temps au maximum avec autant d'entrain qu'auparavant.

vendredi, novembre 10, 2006

La semaine dernière, une réunion Anijem toute en douceur, être à six pour une fois, et ça faisait vraiment longtemps. On s'aperçoit toujours un peu plus de la difficulté de poser les mots, d'arriver à dire.

Un début de diaporama, on voudrait tout montrer, mais non, ça ne marche pas comme ça. Et puis des albums photos en préparation pour la famille, l'orphelinat et notre contact à Washington François, des appels à l'école primaire pour un retour dans une classe, une soirée de retour organisée par le CCFD et le jeu des posts-it (ou l'outil de travail préféré de la pédagogie Compa-Jem :D), un week-end scout pour Leslie et Célia, les deux cheftaines, des articles dans 100% Piment !, et toujours une multitude de choses à faire.

Mais quand même moins. Qu'avant.

Oui, il s'en passe, des choses, même si nous ne sommes plus vraiment là.
Il s'en passe, des choses, même si août est parti, et qu'on ne le rattrapera pas.

samedi, septembre 16, 2006

Et si on essayait de raconter ?...

Tourbillon.

Alors il a fallu renvoyer la fiche de rentrée au national, avancer le bilan pour la mairie de Lyon, décider de qui prenait quelle maîtrise, au week-end de groupe, et puis de comment ça allait se passer, cette troisième année.

On rentre, mais ça ne s'arrêtera pas là. Hors de question. On garde nos baby-sittings, pour si un jour, Barnabé - notre contact là-bas - veut venir à Lyon, qu'on puisse l'aider un peu. On trie nos premières photos pour un début de diapo. On raconte avec de grands gestes, on rencontre des burkinabés chez nos Acoped, et ce sont des souvenirs qui nous reviennent au fur et à mesure que l'une ou l'autre les raconte. On apprend à jouer au waaré aux gens qu'on connaît, on distribue des gâteaux de sésame jusqu'à ce qu'on n'en ait plus, on garde l'oseille précieusement pour si un jour on ose se lancer dans la préparation du bissap, on envoie des mails à tout le monde là-bas, on n'a pas encore recommencé de manger du riz.

Cette impression que tout est déjà si loin. Qu'on est propulsées dans ce mois de septembre et ses obligations, ses inscriptions, ses engagements.

On retient là-bas comme on peut. Je tente d'égayer mes trajets en métro en engageant la conversation avec un béninois, ou bien un congolais. Je fredonne les chansons que les enfants nous ont apprises. Je me souviens.

Du trajet le matin et des creux et des bosses pour aller jusqu'à l'orphelinat, et comme on riait avec Lou ces jours où il avait trop plu et qu'on était obligées de faire d'immenses enjambées pour traverser les "torrents tumultueux peuplés de crocodiles affamés."
De la vitesse des enfants quand on jouait à 1, 2, 3 Soleil, et de nos chaussures qu'on enlevait pour courir pieds nus dans le sable et tenter - en vain - de les rattraper.
Des longues discussions autour d'un waaré, des mots posés sur la culture de l'Autre, des questions. De ces échanges.
Des yeux de Rosalie, la grand-mère de la famille, qui riaient tout le temps, ou presque. Elle ne parlait pas un mot de français, et était toujours inquiête de nous voir revenir un peu fatiguée, un peu malades, un peu brassées.
Des tresses d'Aurélia aux élastiques multicolores qui s'agitaient sur sa tête quand elle courait dans la cour et sa façon qu'elle avait de dire "bijou" au lieu de "bisou".
De comment les enfants et Barnabé craignaient les chatouilles et détalaient comme des lapins dès qu'on s'approchait avec un air entendu, un peu trop près.
Des heures dans le mini-bus, allongée sur le sol, recroquevillée dans le coffre, ou bien serrée sur la banquette arrière, à lire, écrire, dessiner, papoter, chanter à tue-tête, danser debout, à filmer des bêtises, ou à dormir.
Des champs de cannes à sucre, des dromadaires sur le bord de la piste, des vendeurs d'oeufs sur la grande route, des péages comme de simples barrières au milieu du chemin, de l'accident évité par Edmond notre chauffeur, du barrage des policiers qui nous ont reproché de ne pas avoir des papiers en règle, mais pas d'être treize dans un mini-bus de neuf places.
Des oiseaux qui tapait du bec contre la fenêtre le matin ; des chèvres en liberté sur la route ; des araignées qui faisaient enrager AneCé ; des chatons maigres et des chiens qu'on se demandait si c'en était vraiment ; de la basse-cour réveillée d'un coup quand j'avais enflammé mes bolas ; des vautours un peu partout.
Des plus grands qui avaient appris la technique des scoubidous aux plus petits, et qui, quand ils n'avaient plus de fils en caoutchouc, en avaient fabriqués avec des fils arrachés à des nattes.
Des garçons qui ne voulaient pas danser avec les filles, les premières fois où on jouait à "Derrière chez ma tante", et aux filles qui leur couraient après, parce que, elles, elles voulaient danser avec eux.
Du tailleur qui se mélangeait toujours un peu dans nos mesures, pour nos chemises, nos tuniques ou nos pantalons ; de notre discussion avec le postier qui nous avait montré toute sa collection et à qui on avait acheté 80 timbres.
Des odeurs sur le marché, des "bonus" qu'on demandait tout le temps, de Félicité qui nous rajoutait toujours plus que ce qu'on avait acheté, de Catherine qui nous conduisait à chaque fois exactement où il fallait, de nos pas au hasard quand elle n'était pas là, de l'inexistence ou presque de lait en poudre le jour où on voulait faire des crêpes, de cette dame à qui on avait demandé un renseignement et qui nous avait proposé de nous accompagner.
Des nuits allongée sur la natte dans le salon, parce que dans les chambres il faisait trop chaud, des nuits dans les paroisses calmes et un peu hors de tout, de l'anti-moustique à la tombée du jour, mais finalement pas tant que ça, des nuits sous la moustiquaire, quelquefois trouée, des retours dans la nuit sans lampe de poche, où on ne voyait pas nos pieds, des derniers kilomètres avalés par le pick-up et des couchers de soleil.
Des matins à partir en peu en retard pour le centre, à aller chercher le pain en vélo, des matins au dispensaire, ou bien à l'église, en forme, ou bien un peu malades, des matins à se lever tôt, à prendre la route, à parcourir le marché de Fada, à rouler encore et encore.

D'Alassane, de Soulé, de Gildas, de Ramata la petite, de Charlotte, de Balkissa, de Martine, de Gisèle, de Denise, d'Amandine, de Billy, de Martin, de Issa, d'Adama, de Hermine, de Ramata la grande, de Awa, de Séni, de Dieudonné, de Clément, de Philippe, de Justin, de Jeanne, de Faïssal, de leurs sourires, de leurs jeux, de leurs chatouilles, de leurs chansons.

De nos chansons chantées à tue-tête dans les dortoirs quand la pluie cognait contre la tôle et nous empêchait d'entendre l'autre.

Des au revoir qu'on ne sait pas faire.


D'un avion qui décolle, de nous six éparpillées dans l'engin. De mes larmes quand on s'envole.



Du retour. Des billets de train achetés à Paris, des sandwich et yaourts à la Brioche dorée. De nos chapeaux qui nous étranglaient un peu. Du train où les filles s'endorment, et qu'avec Lou on écrit. Des mots calmes.

Des escaliers, des flashs, des applaudissements.
Des gens qui sont là.
De quand on s'est dit que cette fois, c'était vraiment fini.
Qu'on s'est toutes embrassées, et qu'on a crié "A samedi !".

samedi, juillet 29, 2006

Grand départ !

Hier, on avait du mal à garder notre sérieux, mais il a fallu, quand même, pour les derniers préparatifs. Il y avait tous ces fous rires pour des bêtises, les numéros utiles notés sur des fiches bristol, les inquiétudes racontées, le point sur les médicaments et les heures de rendez-vous. La charte, les rôles dans l'équipe et puis je ne sais plus.

Juste pour dire. Que ça se rapproche.
Que c'est demain.

Lyon Part-Dieu, train de 11h, Paris Gare de Lyon, RER A, RER B, Aéroport Roissy. On embarque à 6h lundi.

(Et on en crève d'envie.)

A bientôt (pour de nouvelles aventures, aha.)

dimanche, juillet 09, 2006

Danse ta vie Danse danse Tout le temps

Et en trois semaines, on oublie dans quel ordre, mais on sait qu'il y a eu des vaccins et des bêtises racontées, serrées à quatre dans un bureau, des billets de train jusqu'à Roissy enfin achetés, une opération Visas un peu compliquée mais que l'on mène jusqu'au bout, des rendez-vous chez médecins et dentistes pris, un article dans le 100% piment, un week-end avec Célia et un peu de temps à six, une réunion parents et plein de questions.

En trois semaines, il y a eu des ordonnances, des conseils à la pharmacie, des mails pour l'anniversaire surprise d'AneCé, des discussions, des peurs, des débats, des comptes à reprendre, des baby-sittings, des histoires de subventions promises, des coups de fil à l'école.

Jeudi en fin de matinée, la classe était à moitié déserte, "ils sont déjà tous partis en vacances, mais ceux qui restent ont préparé ça...". Dans la boîte décorée, dessins, appareil photo jetable, livre étudié en classe et sachet de coquillages, photos et lettre, et ils ont des sourires, de vous présenter ça, ils ont de la fierté.

eux : C'est quoi le palu ?
nous : le paludisme, c'est une maladie qui s'attrape par une piqûre de moustique blablabla, ça peut être mortel, mais...
eux : Ah ben non vous partez pas, alors !
nous : Ben euh... si si...
la maîtresse : Si elles ne partent pas, elles ne pourront pas emmener votre boîte au Burkina... alors ce sont elles, ou la boîte !
eux : OH BEN LA BOITE HEIN !

Au tableau, ils avaient affiché ce qu'ils avaient trouvé dans le courrier venant du Burkina, lettre, dessin de calebasse, plan de l'école, drapeau burkinabé, photo de classe et caetera.

Je me demande si en emportant la boîte, on arrivera à emporter aussi tous leurs sourires.

jeudi, juin 22, 2006

Ca s'approche...

lundi, mai 29, 2006

Récit d'un extra(ordinaire)job

(Pas d'nouvelles de la miss Lou qui devait raconter les rencontres nationales... tant pis ! :) en fait, la patachon, elle a perdu son mot de passe !)

Bon, trève de plaisanterie, je voulais vous raconter notre dernier extra-job...
Vendredi 16h, voiture d'AneCé, hop, je monte, et on passe prendre Leslie.
"Mais Leslie, qu'est-ce que tu fais en jean ?
- Ben... ma robe est dans mon sac"

Une demi-heure de route, et on entre par un immense portail, avec une pelouse encore plus immense que le portail, et un château au bout.


"Ah ouais, quand même." Leslie propose qu'on trouve un endroit pour qu'elle se change, "nan mais parc'que là, euh...", alors hop, on s'installe dans une bergerie...

Bon, après, y'a pas l'air d'avoir grand-monde qui puisse s'occuper de nous, donc on décide d'attendre et on se cale contre un muret à côté du groupe de musique (génial, ce groupe ; des gens jeunes (25 ans ?) qui joue des trucs plutôt "vieillots" et qui y prennent un plaisir fou, c'est super :)), on commente les tenues des gens qui arrivent (des fois, on est un peu mauvaises langues, maiiiis). Les gens s'installent, on parle plein de langues (!), y'a des serveurs qui débouchent du champagne et qui tendent des verres avec des apéritifs dedans, c'est super joli, la présentation, mais on se demande vraiment ce qu'il peut y avoir dedans... J'arrête pas de m'écrier "aaah mais on s'croirait dans un fiiiilm" Et toujours personne qui a percuté qu'on était là...

Ah, enfin, voilà Mathilde, la meilleure amie d'AneCé, celle qui nous a déniché l'extra-job ! (on a des gens qui font le travail à notre place, comment c'est la classe ^^) Elle nous embarque vers la mère de la mariée, à qui elle nous présente... "Ce sont les baby-sitters !". La dame a une prestance incroyable, avec les filles on en parlera une bonne partie de la soirée, tellement elle nous épate, cette femme ! Enfin bon, nous voilà parties en direction des salles pour les enfants, même si on n'avance pas plus de dix mètres par dix mètres parce que tout le monde s'arrête pour la saluer (!). Finalement, on découvre les caisses remplies de jeu pour les petits, la bergerie s'avère être le lieu où on va tous les coucher, et puis voilà, les premiers p'tiots arrivent.

(Je trouve qu'on s'en est pas trop mal sorties pour retenir les prénoms des vingt gamins !)

Leur donner à manger dehors, jouer avec eux aux Légo, essayer de consoler les gros chagrins, de rendormir la p'tiote qui a quatre semaines, donner le biberon à celle-ci, et changer la couche de celui-là, discuter un peu avec les plus grands, tenter un jeu de bowling en plastique, mais Sébastien (2 ans et demi) croyait que les quilles, c'était comme le ballon au foot, on tape dedans. Hm. AneCé et moi qui remettions toutes les quilles en place étions enchantées :D

Et puis c'est l'heure de les coucher, et - plus important - de les endormir. La bergerie se transforme en nursery, y'a des lits pour gamins qui fleurissent dans tous les coins, c'est marrant. Plus tard, on se relaie avec les trois autres demoiselles qui nous aident, pour être toujours à trois là-bas. Avec les filles, quand c'est notre tour, on se cale contre le chauffage, et on papote à voix basse. AneCé s'endort un peu, puis on va manger les desserts, avec le serveur qui fait des pas de danse, et puis on discute tout plein parce que ça fait drôlement longtemps qu'on ne s'est pas vues !



Quand tous les parents sont venus récupérer leurs bambins, on part à la recherche d'une voiture pour rentrer sur Lyon. Voilà, c'est fait ! AneCé est déjà partie avec Mathilde, avec Leslie, on se retrouve à 6 dans une petite voiture (hiii, comme dans la chanson de Bénabar :D) et puis ensuite, on marche un peu pour arriver jusqu'à chez nous, il est 4h du matin, et hop, on se retrouve sans bien comprendre comment, à parler une heure debout dans la rue. Bon. Pourquoi pas, après tout ? :)

Et puis on rentre, on commence à être franchement crevées, mais on se demande si c'est les 20 gamins qui nous font cet effet, ou le reste de la soirée ;)

mardi, mai 09, 2006

Histoire de s'mettre à jour !

Bon. J'vous le fais dans le désordre, parce que sinon on va pas s'en sortir. (On ne poste pas assez, ici, ce n'est pas les choses à raconter qui manquent, pourtant.)

Les quelques jours à Taizé pour Pâques.

Célia de retour un week-end par ci, un week-end par là, et c'est bien à chaque fois.

Le week-end de groupe, l'imaginaire sur les contes, le gazonnage dans l'herbe, dormir à cinq dans une tente de quatre, chanter très fort.

Des anniversaires fêtés (et des émotions à la pelle).

Des subventions qui tombent sans qu'on comprenne vraiment. (mais on se plaint pas, hein ^^)

Le budget bouclé - ou presque. Les mails de l'orphelinat. Le rendez-vous pris pour les vaccins. Un repas chez nos Anijem, et une relecture qui fait du bien.

Les rencontres nationales ce week-end. (Je crois que ça, par contre, on vous racontera vraiment.)

D'un côté, je me dis que c'est plutôt bon signe, si on n'a pas le temps.

dimanche, avril 09, 2006

Journée verte (et un peu de toutes les couleurs, aussi)

Elles sont jolies, ces journées où l'on fait exploser les préjugés, où on se défait de ça, de ces foutues idées, où on se libère en quelque sorte. (Et ça marche dans les deux sens, je crois.)

Hier, journée verte, avec pour thème "A la découverte d'un citoyen à part... entière !". Rencontre avec des gens du voyage, semi-sédentaires à Lyon. Projection de film, débat, questions, échange. Interrogations, Discussions, étonnement, surprise, sourires. Puis, par équipe, on se met dans la peau d'une famille Rom en Roumanie qui cherche à acquérir plus de droits, c'est le jeu de l'après-midi. Epreuves, slogans, rires.

Prendre conscience d'une réalité.

Elles sont jolies, ces journées. Avec un chant de Taizé pour psaume pendant la célébration, un foot improvisé pendant la pause, un repas du soir dehors dans la douceur des premiers beaux jours, des fous rires.

Ouvrir les yeux en grand. C'est tous les jours qu'on apprend.

mardi, avril 04, 2006

Quand "repas burkinabé" rime avec "chouette soirée !"

Voilà... Notre repas burkinabé a eu lieu et que dire... à part que ça s'est super bien passé ? :)
et qu'il y avait pleiiin de monde (75 !) et qu'on a du refuser des gens à l'entrée... on était dégoûtées !! mais on n'avait pas le choix... Déjà qu'on a du rajouter des couverts pour des gens qui avaient réservé ! Nous qui stressions le jeudi soir parce qu'on n'en était qu'à 37 personnes ! Le monde à l'envers !
Edouard de St Poth' qui nous aide à allumer les feux ! allume les feux !


Ca, c'était le plat principal ! Du riz, avec du poulet yassa... Il était mariné dans du citron vert, de la moutarde, du thym, du laurier, des olives, des oignons, et tout ça... même que c'était bon ! Y'a même des gens qui nous ont demandé la recette, aha !

Et puis voilà, ça c'est nous quatre (Célia est en Espagne, et Leslie était en week-end jea'), au moment du p'tit discours du début où je ne savais absolument pas quoi dire, à part merci.
Un peu comme maintenant, finalement.
Merci :)

vendredi, mars 24, 2006

(P'tit souvenir du Week-end Départ à l'Etranger)

Nous discutaillons billets d'avion.

Célia : "Quand ils disent 20kg pour les bagages, faut qu'on se compte dedans ou pas ?"

*silence*

...



*explosées de rire*

dimanche, mars 19, 2006

Repas Burkinabé !



Si ça vous tente, envoyez-nous un petit mail pour réserver ici !

En espérant à bientôt !

jeudi, mars 09, 2006

On ne sait plus où donner de la tête, alors on vous donne nos sourires

Et hop ! Depuis la dernière fois, Leslie a eu une surprise pour son anniversaire (mais si elle se motive, j'suis sûre qu'elle la racontera beaucoup mieux que nous ! donc on lui laisse la parole :)), notre caisse a augmenté d'une centaine d'euros, on a quasiment bouclé notre dossier de camp, et puis quoi d'autre encore ?

On a rencontré Vincent, un jeune monsieur parti au Burkina, qui nous a montré des photos autour d'une tasse de thé, et on a beaucoup parlé, sauf qu'on n'arrivait pas à s'arrêter, et du coup on a loupé deux bus ! En plus, c'était pour aller chez nos Anijem ensuite... glups ! Boîte de cookies pour se faire pardonner, et puis on avait plein de bonnes nouvelles à leur annoncer !

Bon, le problème, c'est que ces bonnes nouvelles, ils les connaissait déjà toutes ! Uhuh ! Mais en exclusivité pour vous : 1) on a un hébergement (parce qu'avec la paroisse, c'était fortement compromis, mais c'est de nouveau tout bon, on va dormir dans la famille de notre contact, ils sont tout contents de nous accueillir ! :)) ; 2) on a réussi à négocier 30 jours au lieu de 28 parce qu'avec les billets d'avion, ça collait pas ! et 3) on nous a demandé un article dans la revue nationale Compa/JEM sur notre camp premier temps avec les adultes handicapés mentaux ! C'te classe ! :)

Alors voilà, y'a eu des semaines bien chargées, des réunions improvisées, dont une qui a duré jusqu'à trois heures du matin mais au moins on a bien avancé ! Et puis des coups de fil, des mails, des dossiers à remplir, des demandes de subvention, encore (faut qu'ça marche...), et des tonnes de choses à faire ! Les rencontres nationales à Jambville approchent à grand pas, et il faut qu'on organise un témoignage de notre premier camp, un truc avec tout plein de contraintes, et on n'est pas au bout de nos surprises je crois !

On a animé l'anniversaire d'une demoiselle qui a eu 10 ans, et on avait organisé un tour du monde (qui se limitait à environ cinq pays...) (dont le Burkina, héhé), et à chaque pays correspondait un jeu ! Je vous dis pas l'excitation des gamins quand on a lancé le rallye chocolat à 16h, juste avant le goûter ! Complètement déchaînés ! 'Fin voilà, c'était une chouette après-midi !

Et puis quoi d'autre ? Ah oui, on fait un repas burkinabé le 1er avril ! Vous viendrez, hein ? On vous envoie l'invitation bientôt ! (dès qu'elle est faite... aha ! c'te blague...) Et puis, on fait le baby-sitting des enfants au mariage de la soeur de Leslie ! Classe, hein ? Et ce week-end... Week-end départ à l'étrangeeer !! (Oui j'ai hâte !) (Comment ça, "on avait r'marqué !" ?!)...

Bon, et puis voilà. A part ça. Des minutes au téléphone avec demoiselle Célia. Des sourires. Une réunion demain soir en comité réduit. Une longue discussion la semaine dernière pour remplir notre cockpit du week-end qui arrive. Et toujours, de la vie, de la vie.

mercredi, février 08, 2006

WE Détente, cinéma et blablabla

Ce week-end, c'était "Détente chefs". Alors entre Célia et Anne-Cé qui n'étaient pas sur Lyon, Anne-So et Lou qui bossaient, Leslie qui était là en tant que moitié cheftaine jeannette, moitié JEM, et moi qui venais de faire une jolie nuit blanche, autant vous dire que l'équipe des Lady-Birds était magnifiquement bien représentée ! :)

Mais même si on n'était pas toutes les six (bien au contraire), c'était un joli week-end, avec beaucoup de sourires. Et une partie de killer, et de jungle speed, et des tentatives de fiches de latin, et du chocolat chaud, et un cluédo géant. Oui, c'était bien.

Et hier soir le cinéma, Lou a hurlé mon nom en sortant du métro, alors Leslie se planquait parce qu'elle avait honte, et puis après on était déchaînées, on avait des tonnes de choses à se dire, mais au cinéma c'est pas top, et puis Leslie avait dit que j'allais pleurer et dans le noir, je la voyais se tourner vers moi pour voir si elle avait raison, mais en fait non.

En sortant, c'était hystériser sur le monsieur qui change les affiches, dire des bêtises et essayer d'expliquer comment ça marche les partiels à la fac. (Mais en fait, même moi j'ai du mal à comprendre, alors bon...)

On a parlé un peu du mail du Burkina Faso, un mail qui angoisse, parce que ça change les plans, et qu'on ne sait pas trop comment réagir. Un problème d'hébergement, et normalement ça devrait se régler, mais... Ca fait vaciller, un peu. On verra. Tout va bien se passer, quoi qu'il arrive, on y croit.

vendredi, janvier 27, 2006

Ecole, contes africains et sourires de gamins

Jeudi, 15h05, vite vite, ça y'est on est en retard, ah ben bravo, on commence bien, et puis ahlala, les filles, je stresse trop, on leur dit quoi aux gamins, et qui c'est qui lit ?, on partage les dialogues ou pas finalement ?, Leslie, t'as pris les boubous ?, et les contes ? et, aaaah j'ai peur.

Jeudi, 15h05, Leslie essaie de me rassurer, mais oui Mélie ça va bien se passer, ils sont juste une cinquantaine de gamins, et on doit juste animer un atelier contes africains pendant une heure et quart. C'est quand même pas bien compliqué, si ? Euh...

Jeudi, 15h05, Anne-So qui demande à être briefée, les bonjours à la maîtresse, et l'organisation dans la salle polyvalente, bon on se met où ?, sur l'estrade ?, attends, je comprends rien, ça se met dans quel sens, ce truc ?!, héé, on va planquer nos affaires derrière l'estrade, et on se met pieds nus, hein, parce que les baskets, avec le boubou, c'est pas top...

Jeudi, 15h05, et deux classes de CE2 et CM1 s'assoient en demi-cercle devant nous... Avec les filles, on se jette des coups d'oeil, on commence comment ? Hum... S'éclaircir la voix, se présenter, hésiter un peu. Et puis ouais. Se lancer.

Leur demander de prendre des nouvelles de la famille de chacun, tour à tour, "Et ta mère, comment elle va ?", "Lafi, lafi ! Et ton père, comment il va ?", et ainsi de suite. Le bonhomme du deuxième rang qui n'ose pas répondre, la petite derrière qui attend impatiemment son tour et qui, au moment de parler, répond "bien" au lieu de "lafi", et met une main sur sa bouche ; celui qui demande "Et tes poules, comment elles vont ?", (on a aussi eu droit au chien, et à l'âne), et quand la demoiselle a demandé "Et ton frère, comment il va ?", le garçon a répondu, après un silence, "mais j'ai pas de frère..." Eclat de rire général, et voilà, l'ambiance est posée...

Leur expliquer qu'au Burkina, on n'a pas le droit de conter le jour (merci les introductions des bouquins de contes africains :)), et qu'il faut une incantation pour être autorisé à conter. Et cinquante voix qui répètent "Excuse-moi jour, laisse-moi conter".

Et voilà, ensuite, c'était leur lire les contes, celui de l'éléphant et de la tortue qui se disputent, et le pourquoi du jour et de la nuit, et cet autre, là, avec le chasseur et le crocodile, et puis un dernier sur la vieille pauvresse. Des mots après chaque, les valeurs des promesses, le pardon, l'apparence et les préjugés. Etre épatées par les réflexions de ces gamins de 9-10 ans, touchées, aussi. Celui au t-shirt jaune, qui a une aisance incroyable, et des mots comme je ne savais pas qu'on en connaissait en CM1, cette toute petite un peu éloignée des autres à la peau très pâle, qui lève la main et parle d'une toute petite voix, et puis celui au fond qui demande la parole sans savoir quoi dire à chaque fois. Les autres.

Leur proposer d'inventer d'autres "pourquoi ?", avec leur maîtresse en classe, et de nous les raconter la prochaine fois, leur demander de nous chanter la chanson africaine qu'ils ont appris en cours de musique. Leur parler de l'école, au Burkina. De l'échange qu'on aimerait instaurer. Des photos qu'ils pourraient envoyer, de leur vie qu'ils pourraient raconter.

Voilà... Je ne sais pas sur quoi ça débouchera, tout ça, mais je crois que le but était un peu de les sensibiliser à une autre réalité, ailleurs. Je ne sais pas si c'est réussi, mais peut-être, un peu. Quelque chose. De changé. Dans leur tête. Leur regard ébahi quand on leur dit que là-bas, dans leur classe, il y a cent élèves. Leurs questions, à la fin. (Même si tous n'étaient pas interessés, même si l'on voyait bien, qu'il y en avait, qui n'étaient pas avec nous.)

- Et ils ont des jouets ?
- Oui, mais ce ne sont pas des jouets comme les vôtres... Il y a beaucoup de jouets qu'ils fabriquent par eux-mêmes...
- Ils ont des game-boy ?
- Ah ça non, pas de game-boy...
- On n'a qu'à leur en emmener une, de game-boy !
- Mais non, t'es bête, t'as écouté ce qu'elles ont dit ? Ils sont cent en classe, faut qu'on en amène autant !!"

:)

lundi, janvier 16, 2006

Départ, gare et cafard...

Hier soir, Célia est partie pour six mois en Espagne.

(Avant il y a eu un week-end plein de jolis moments, un Cluédo géant, des déguisements farfelus, des comptines pour enfants, une nuit aux heures de sommeil trop courtes, des cadeaux, des larmes, des au revoir, des photos. Et il y aurait encore des tonnes de choses à dire...)

(Avant il y a eu demoiselle Lou qui a fait son engagement, quatre bougies sur une table basse, des chants qu'on ne connaissait pas, mais même si on connaissait, on n'aurait pas pu chanter, à cause des sanglots qui prennent la gorge, parce que c'était. Fort.)

C'est comme un truc posé sur votre ventre qui appuierait tellement fort que vous pourriez en vomir. C'est comme une grosse boule qui reste coincée dans la gorge, et vous pensez que doit bien y'avoir un moyen pour la faire disparaître, mais plus vous réfléchissez, et plus vous réalisez que non, y'en a pas...

C'est de l'émotion qui déborde, un truc qu'on ne veut pas voir arriver, un départ. Pourtant on le savait, on le savait. Mais c'est jamais pareil quand ça arrive vraiment.

A la gare, Leslie et Lou étaient en retard, et ça fait plaisir finalement, de voir qu'elles ne changent pas. On a mangé des papillotes et on a accompagné Célia jusqu'au bas de l'escalator. Des bras, et puis on essaie de cacher les larmes, six mois, six mois et tu reviens, dis, hein... Et en mai, on viendra te voir, à Barcelone, on viendra et ça nous fera un camp toutes les six, et puis tu nous montreras tes endroits et on aura plein de choses à se raconter et.

Les larmes, je pensais avoir tout donné le week-end dernier, pendant la nuit du samedi au dimanche, avec ce grand carnet avec des mots de chacun, je pensais que. Ouais, que c'était fini. C'est mal nous connaître.

Signes de la main et puis on s'est serrées toutes les quatre, AneSo Leslie Lou Mélie, et on a pensé à AneCé aussi, qui ne pouvait pas être là, on s'est serrées toutes les quatre, se raccrocher aux autres, on ne tombe pas on ne tombe pas on reste droites on reste fortes. On a lu tes mots dans notre cahier jaune-orangé, tu dis qu'on est parties un peu avec toi...

J'ai envie de te dire que tu es restée un peu avec nous.

mercredi, janvier 04, 2006

Les Lady Birds retournent à VHASI

Après tous ces évènements, il a fallu en rajouter... Et oui les Lady Birds retournent à VHASI... pour le plaisir d'un sourire échangé, d'un igloo partagé, et beaucoup de bonheur...
Avec Célia, on s'étonne de voir que nos chers compères de l'été font maintenant du ski, et mieux que moi pour beaucoup... enfin tous !
Juste notre Nadine, qui dans la seule et unique descente de Ski de fond crie : "Non, j'suis fatiguée et puis j'ai peur de glisser !", alors on cherche, et puis, ... bah Nadine le ski, c'est de la glisse !!
Allez, on déchausse et on fait demi-tour... Jusqu'au jour où la gastro nous rattrape, un pavillon entier contaminé... Alors ils vomissent, on lave, on vomit, ils lavent... Mais heureusement, la relève arrive, Mélie et Lou sont arrivées, elle vont nous rebooster ces malades...
Pleines de joie, de souvenirs, de délires, et pleines de neige surtout, nous retrouvons Lyon, nos cours, la routine... Mais heureusement, nous préparons déjà un nouveau week-end... Célia a organisé un week-end pour son départ avec tous ses amis, qui sont pour la plupart nos amis... Nous sommes chargées de l'animation avec Zoé. Alors entre les partiels de Mélie, les déguisements à confectionner, l'organisation de la réunion Jeannettes manquée, nous sommes de nouveau au plus haut de notre forme...


Les Lady Birds avec les Gabolde

Les Lady Birds

lundi, décembre 19, 2005

Casino, Burkina et autres détails :)

(Avant il y a aussi eu un week-end à Vhasi et du bonheur, des ventes de lumignons, du porte-à-porte pour les calendriers, un film sur la guerre des cotons, et voilà.)

On savait que faire partie d'une équipe JEM n'était pas de tout repos, mais à ce point-là, il est vrai qu'on avait du mal à l'imaginer ! Week-end de folie, où les secondes pour souffler se font rares, mais.

(Mais bordel qu'est-ce que c'était bien.)

Vendredi, 20h30, (bon d'accord, on était un peu en retard), métro et funiculaire (avec des applaudissements très forts :)), et diaporama de l'équipe des Clama, partie à Madagascar cet été. Sourires, jus d'ananas, et spécialités malgaches, souvenirs racontés, anecdotes et récits, envie de ça, envie de plus, encore, envie de connaître, de savoir comment c'est. Penser que, vous savez quoi ?, ben dans sept mois, ce sera à nous...

Le lendemain, rendez-vous à 9h devant le Casino ! (bon, là, encore une fois, on les filles étaient en retard, "maiiiis on a loupé le buuus"), enfiler chemises, foulards, trouver un rouleau de scotch pour accrocher les panneaux, dire bonjour aux caissiers, et hop, c'est parti ! Emballer les achats des clients dans les sacs,

(bonjour, merci, oui, pour un projet au Burkina, oui dans un orphelinat, non non pour l'instant le dos ça va merci, oui, merci beaucoup monsieur, bon week-end !)

discuter avec les caissiers, hop Anne-Cé arrive, impression de ne pas l'avoir vue depuis une éternité !, sourires, bisous, caisses côte à côte.

Plus tard, une pause, pique-nique improvisé, et c'est reparti pour l'après-midi ! Le dos commence à faire mal, les pieds et les genoux aussi. Jeter un coup d'oeil à la caisse, et le moral revient aussitôt ! Vers 19h, arrêter, remettre les manteaux, sortir dans le froid, guetter le bus, Lou qui nous rejoint à ce moment-là, "ben alors Lou, qu'est-ce que tu faisais ?... tu savais que c'était à 7h30 qu'on avait rendez-vous, pas à 19h30... !", toute penaude elle nous tend un pain d'épices "c'est pour m'faire pardonner". Bon allez, c'est bien parce que c'est elle...

Le soir, arriver chez nos Anijem (toutes les six en même temps, et à l'heure ! Olivier n'en revenait pas...), parler du dossier de subventions, raconter la journée à Cas', des sourires. Ils avaient invité Ghislaine et Michel, des amis partis deux ans au Burkina...

Beaucoup de mots, de récits, le premier jour, après, découvrir, comprendre, puis séance photos, grand écran blanc et diapositives, ils n'ont pas fait semblant ! Etre fatiguées, beaucoup, mais rêver les yeux ouverts, s'imprégner des mots, fixer les photos... Au moment de partir, remercier plusieurs fois, et direction chez Anne-Cécile !

(Après, c'est compliqué à raconter, et puis Lou le ferait sans doute mieux que moi !) Juste. Le réveil a sonné a cinq heures du matin, la nuit a paru bien courte, mais après il y a eu des fous rires et des mots plus calmes vers sept heures, alors c'était bien.

Et hop, de nouveau, direction Casino ! Il fait super froid, le bus n'arrive pas, en plus on a failli le prendre dans le mauvais sens, heureusement que Célia était là ! Enfin voilà, trois heures à Casino, Anne-Cé râle un peu "maiiis moi je gagne rien", et puis finalement si. A midi, le magasin ferme, les filles partent en courant pour ne pas rater leur bus "à mardi !"...

Week-end bien chargé, donc, mais c'est là qu'on a vraiment l'impression d'avancer, d'approcher le Burkina. Et puis quand on reçoit le lendemain matin une carte de voeux de là-bas, forcément, ça aide. :)

vendredi, novembre 25, 2005

WE Départ à l'étranger (essayer de raconter.)

On avait du mal à y croire, que ça allait être enfin un week-end à six, un week-end, deux jours en entier, rendez-vous compte, ça ne nous arrive pas souvent de parvenir à être toutes là, comme ça, juste. Ensemble.

Alors même si Anne-Cé nous rejoignait plus tard, dans la voiture, on était totalement déchaînées (je crois qu'Olivier en avait un peu marre à la fin :)), mais Isabelle est rentrée dans notre jeu, alors c'était chouette.

Et puis comment vous dire... La dernière fois qu'on avait du raconter notre projet, notre équipe et tout ce qui va avec, c'était en juin, pour la signature des dossiers de camp. Et. Je sais pas... J'avais aimé faire ça, j'avais aimé en parler, parce que tout ça compte tellement, que. Que voilà. C'est des sourires et des mots à toute allure. (On voudrait ne rien oublier.)

(En plus, nos formateurs, c'était les mieux. Alors hein.)

Et donc, reprendre l'année depuis le début, depuis août, depuis les délires sur "on part en Australie ?!", parler de Lou qui s'en va, d'Anne-Cé qui arrive, parler des confitures abricot-framboise, des cartes postales, parler de Marlieu, de Solidarité Afrique, de François, parler du camp d'été, de Vhasi, des jeunes, parler de Marlieu encore, de l'imaginaire, de l'engagement, parler des difficultés, des engueulades, parler de Lou qui revient, du we mafieux.

Et puis. (C'est difficile de raconter les week-ends comme ça, vous savez.) Des cakes au fruit, une équipe d'animation en force, des mimes à trois heures du matin derrière une vitre, Célia est venue à 2h me dire "Mélie, les mecs vont faire du feu, tu viens ?", alors sortir du duvet, se rhabiller en vitesse, faire du feu sur la pelouse. Des rires encore. "Révolutionnaires, mélangez-vous !!", des chants, des comptines en boucles, "un jour dans sa cabaneuh, un tout petit petit petit bonhomme...".

Et aussi. Des ateliers, une tonne d'informations (vaccins budgets paludisme coutumes habitudes billets d'avion etc.), un dossier de subventions à retravailler, une liste de tout ce qui reste à faire (des fois ça fait un peu peur, mais.). Un diaporama sur la Mongolie. Des rencontres. Des discussions. Des échanges.

Du partage.

Et je sais pas. Des dates de prévues, une mini-réunion à table, voir-qui-fait-quoi-pour-la-prochaine-fois, (se sentir bien.)

Au retour, doubler la voiture d'Anne-Cé, faire de grands signes par la vitre. Au retour, une envie de dormir à cause de la nuit trop courte, et Lou qui dit "rooh ben j'aurais pas pu finir Moby Dick !", au retour beaucoup de rires, de récits et d'anecdotes. A Lyon, il faisait très froid, reprendre carremat, duvet et sac à dos, dire au revoir à tout le monde, se diriger vers le métro.

Affalée sur un siège, se souvenir. Des photos avec nos Anijem (en chemise !), des chatouilles, de quand Anne-Cé a dit "Mais combien il fait, là ? Il fait au moins moins huit mille !!", des rires, des instants qu'on voudrait garder encore encore et encore. Et quand ils sont venus nous réveiller "Les compaaaaaaas debouuuuuuuut" à 7h30 le dimanche matin, nous, on est restées couchées.

Parce qu'on est des JEM, d'abord.
(Et oui, on en est fières :))

mercredi, octobre 19, 2005

Risquer

Risquer
Rire, c'est risquer de paraître idiot.
Pleurer, c'est risquer de paraître sentimental.
Aller vers quelqu'un, c'est risquer de s'engager.
Exposer ses sentiments, c'est risquer d'explorer son moi-profond.
Aimer, c'est risquer de ne pas être aimer en retour.
Espérer, c'est risquer de désesperer.
Essayer, c'est risquer d'échouer.
Celui qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est
rien.
Il peut éviter la souffrance et la tristesse,
Mais il n'apprend rien, ne ressent rien,
Ne peut ni changer, ni se développer,
Ne peut ni aimer ni vivre.
Enchainé par sa certitude, il devient esclave,
Il abandonne sa liberté.
Seuls ceux qui risquent sont libres.
Anonyme

Nous avions tellement envie de nous ouvrir à toi, que tu fasses partie de nous. Alors après de longues réflexions, des interrogations, des peurs, des envies, nous avons pris la décision.

Nous risquons toutes les 6 et nous vous annonçons l'arrivée de Claire-Line.

vendredi, septembre 30, 2005

Contre vents et marées Se frotter aux orages La vie comme un voyage Où risquer c'est aimer

Une rentrée qui va trop vite, et pour tout vous avouer, on a du mal à suivre. Toutes un peu loin, on n'a pas encore eu vraiment le temps/l'occasion de se voir, et j'ai franchement l'impression que la dernière fois qu'on était ensemble, c'était pendant le camp (y'a plus d'un mois...) et ça devient tellement long...

J'ai besoin d'elles Et de nos projets Et de nos rêves Et de nos fous rires Et de nos espoirs. J'ai besoin d'y croire.

On a vendu un matin, sur un stand coloré, nos confitures et nos foulards, nos cartes postales et tout le reste, et je crois que nos confitures aux parfums mélangés, elles sont vites parties, alors tant mieux. Il reste encore des cartes et des foulards, et quelques pots de fraises, de quoi faire une autre vente...

Et puis des bonnes nouvelles pour l'avancement du Projet, aussi. On a trouvé une école française pour faire notre échange avec une école burkinabée, et avec Célia, on a rencontré la directrice. Hop, en vingt-cinq minutes, c'était conclu. Et depuis, un mail d'elle qui nous dit qu'elle a trouvé deux classes, une de CE2 et une de CM1, emballées par le projet... Alors des sourires.

Et il y a quelques jours, un mail de l'orphelinat au Burkina (le tout premier !). Oui c'est toujours bon, oui bien sûr qu'ils sont d'accord, oui merci de vous intéresser à nous, oui venez vivre plusieurs jours avec les enfants. Oui Oui OUI.

Alors je me dis que s'il y a toutes ces choses qui se précipitent, à l'extérieur, c'est bien pour nous faire comprendre qu'on n'abandonnera pas, à l'intérieur, malgré les doutes, les peurs, les tremblements, et tout le reste.

C'est bien pour nous faire comprendre qu'on y arrivera.
Ensemble.

vendredi, août 12, 2005

J-1 !

Je crois que ca fait bien longtemps que je n'ai pas ete euphorique a ce point. Euphorique et quelque peu angoissee en meme temps : peur d'oublier quelque chose de tres important, ou d'avoir prepare veillee ou activite qui ne conviennent pas a ce qu'il fallait faire reellement. Euphorique, parce que voila, on part. Un voyage avant l'heure, pour patienter jusqu'au Burkina... Parce que dans un an, on y sera... Un camp qui s'annonce bourre de decouvertes, et de rencontres.

En attendant, c'est un peu l'effervescence par ici. La, je suis chez Leslie, avec Anne-So. On va aller faire les courses pour le camp. Tous ces derniers details a regler. Preparer le sac a dos, faire en sorte qu'il ferme, terminer la veillee et l'activite, verifier les menus, denicher une lampe de poche, rouler le tapis de sol. Le tout en faisant des va et vient dans la maison, la musique un peu forte, chantonner le sourire aux levres.

En esperant qu'il ne les quittera pas pendant quinze jours.

jeudi, août 04, 2005

Et puis on vieillit...

Et nous voilà, quelques années plus tard :

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(j'avoue, on avait un peu le soleil dans les yeux...)


Et nous voilà. A une semaine de notre camp. Et encore des tonnes de choses à préparer. Des veillées et des animations, chacune gardant le secret à propos de ce qu'elle doit faire. Cinq filles de 17 et 18 ans qui vont plonger dans un imaginaire comme on en fait d'habitude pour les enfants de dix ans plus jeunes. De vraies gamines. Et après tout, pourquoi pas ?

Et nous voilà. Prêtes à s'engager. Prêtes à dire pourquoi on est là, pourquoi ça fait un an que, pourquoi on s'est lancées comme ça. Prêtes à expliquer nos motivations et tout le tsouin tsouin à des gens qui comptent et qui nous ont soutenues depuis le début. Nos parents, nos Anijem, nos responsables de secteur.

Et nous voilà. Avec des tonnes de choses à faire, encore, toujours. Des tonnes de trucs à vivre. Avec les handicapés, la première semaine, entre nous, la deuxième. Des tonnes de rêves.

Nous y voilà.

En rentrant, il y aura la période de silence. Ces quelques jours avant la rentrée, à faire un peu le vide. Transition entre la fin d'un été et une année qui s'annonce mouvementée. Peut-être retourner à Taizé pour un week-end. Le silence, nécessaire, sans doute. Pour une pause.

Mais en attendant, au loin, j'entends déjà nos éclats de rire.

lundi, août 01, 2005

Et voila, comment on passe de l'autre cote de la barriere...

29 ados, qui courent partout, qui crient, qui chantent, qui rient, qui pleurent, qui hurlent, qui se battent, qui pensent, qui bougonnent, qui espionnent...
29 ados qui vous reveillent le matin dans, suivant les patrouilles, des rires, des cris, des chants, des discutions passionnantes, ou meme le silence de 5 endormis.
Pendant 2 semaines, on apprends a les connaitres tous, certains plus que d'autres, parce qu'ils nous attirent, parce qu'ils sont rigolos, tristes, parce qu'ils sont timides, bavards, joyeux ou mal dans leur peau, ou parce qu'ils viennent nous parler... et puis meme si le liens n'est pas aussi fort avec chacun, chacun nous manque...tous formaient un ensemble, un groupe, une troupe, on formait cette troupe, cette troupe jumelee, du Sacre-Coeur et de St Eucher...

Alors parce que ce camp est inoubliable, magique, et qu'il le sera tjs dans nos souvenirs, parce que j'aurai aime vivre encore une semaine a leurs cotes, malgres les engueulades qu'il fallait pousser de tps a autre, parce que je les adores tous autant les uns que les autres...je vous en parle, et je les remercie devant vous...


MERCI

(PS: merci Pierre, Thierry, Sam', Ruth et Celia, une maitrise fort sympatique, tant de souvenirs, de delires...(pizza hut...tcha, tcha, tcha les thons...et bien d'autre encore) !)

mardi, juillet 19, 2005

Nous, hystériques ?! Noooon...

Anne-Sophie était en retard (comme d'habitude), et j'ai serrée Anne-Cécile dans mes bras parce que ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas vues. Depuis la réunion parents, en fait. Réunion qui d'ailleurs s'est très bien passée :) mais c'est un peu loin, maintenant...

Aujourd'hui, on avait rendez-vous avec notre contact du Burkina. Cette fois, on n'a rien amené, parce que ça ne se fait pas là-bas. On a retenu la leçon. :) Bon... J'suis à la limite de l'hystérie en fait, parce que plein de bonnes nouvelles qui arrivent d'un coup... Tenez-vous bien, c'est assez incroyable.

On peut avoir des billets d'avion à 460€ aller-retour, avec 40kg de bagages. Avec l'argent qu'on a déjà mis de côté, on peut donc payer nos cinq billets :)
On a un logement qui fait normalement 8€ par personne et par jour, mais notre contact a négocié pour que nous payions 4€.
On a un orphelinat qui serait enchanté de nous accueillir et de travailler avec nous, et qui n'attend aucune participation financière de notre part.
On a plusieurs écoles qui seraient d'accord pour faire un échange avec elles, même si on sera au Burkina au plein milieu du mois d'août.
On a une personne pour nous faire visiter le Burkina pendant notre dernière semaine de camp.
On a une entreprise (par l'intermédiaire d'un monsieur que connaît Anne-So) qui subventionne exactement des projets comme le nôtre.

On a des rires dans la gorge, des sourires sur les lèvres, et des images dans la tête. On a des rêves qui se concrétisent. Pour de vrai.


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(et là, c'est là où on va aller...)

lundi, juin 20, 2005

Pas d'nouvelles, bonnes nouvelles !

Hmpf... pas de post pendant quelques temps, mais c'est vrai qu'il n'y a pas trop de temps... Avec le bac et le reste, pfiou, les jours passent et on ne s'en aperçoit même pas... Donc petit résumé de ce qu'il s'est passé depuis la dernière fois :)

On a rencontré un contact du Burkina. Il s'appelle François, il est jésuite. On avait rendez-vous au métro, et avec Célia, vu qu'on était un peu en avance, on a couru pour acheter des gâteaux, parce qu'on se disait que ça ne se faisait pas d'arriver les mains vides. Finalement, François nous a avoué plus tard qu'en Afrique, il fallait toujours arriver les mains vides, que c'était une marque de respect. Moui... on n'a pas encore bien intégré les coutumes ! Mais on fera mieux la prochaine fois ! En tout cas, la rencontre en elle-même s'est très bien passée, il était très amical, et a tout à fait compris ce que nous souhaitions pour notre projet. Donner de nous-même, le plus possible. Il a beaucoup d'amis au Burkina, et il nous a proposé une paroisse où nous pourrions loger, et même faire notre cuisine, parce qu'il a bien insisté sur le fait qu'on ne pouvait pas toujours manger comme les Burkinabés. Là-bas, on pourrait être en contact avec des orphelins, des écoles... Plus tard, il y a un ami de François qui nous a rejoint, il s'appelle Vincent, et il est allé au Burkina l'an dernier. Il nous a raconté, un peu, la saison des pluies, le soleil qui tape fort, les gens. On a échangé nos e-mails et il nous a dit de prendre contact avec lui si on voulait voir les photos... Je crois qu'en ressortant, nous étions aux anges, du genre à chantonner dans la rue pour rejoindre le métro. L'impression de faire un grand pas en avant, et puis aussi, surtout, d'avoir trouvé quelqu'un qui comprenait exactement ce que nous voulions.

Avant-hier, la demoiselle Leslie a servi un vin d'honneur, et hop 30€ dans la caisse... hihi :D

Dernière chose, hier, nous avons fait signer notre dossier de camp ! Eh oui, il est tout beau tout fini tout signé, reste plus qu'à l'envoyer au national. On a du présenter notre projet à une dame qu'on ne connaissait pas, elle aussi très gentille, et j'ai trouvé ça bien, parce que ça nous a fait une petite préparation pour notre réunion parents de mercredi :) En effet, le projet de cet été est bien ancré dans notre tête, mais il est difficile de tout expliquer aux autres sans rien oublier, où est-ce qu'on sera logés, qu'est-ce qu'on fera exactement, ect. Nous, ça nous paraît évident, mais c'est parce qu'on a monté ce projet au sein de l'équipe, mais pour les autres, ça peut parfois paraître compliqué de nous suivre...

Hier, il y avait également notre Anijem, Olivier, et il nous a même donné un "F" comme "Féliciter", et ça, franchement, c'est trop-la-classe.

samedi, juin 04, 2005

Week-end très mouvementé !

Week-end mouvementé pour les cinq petites coccinelles que nous sommes. Devant une mousse au chocolat (ratée ^^), nous avons "terminé" notre dossier de camp (moins raté... 'fin on espère !), et là, que de rêves qui se mettent en place, des désirs, des projets, Oui on pourra faire du vélo, Non mais on va quand même pas manger une tartiflette au mois d'août Leslie !, Faudra penser à prendre les pots pour les lumignons hein ?... Et on en parle, on en parle, en attendant d'y être, et on en crève d'envie. On a rediscuté de notre imaginaire, et pendant qu'elles parlent, je cherche des idées dans ma tête :)

Puis, prendre le bus, presque louper l'arrêt, descendre, regarder à gauche, à droite, à droite, à gauche, J'crois que j'sais pas où on doit aller, hinhin, demander à des gens, tourner, partir dans un sens, dans l'autre, entrer dans un magasin, se perdre. Un peu.
On avait rendez-vous avec Marie, qui s'occupe de VHASI (cf post précédent), on a vu les jeunes. Ils sont comme des enfants, au fond, même s'ils sont beaucoup plus vieux. Ils ont des joies innocentes, un gâteau au chocolat, ou gagner au bras de fer, et ils sont si fragiles à la fois, peur du noir et d'être abandonnés. J'ai attrapé des sourires, ceux qu'ils ont fait quand on a dit qu'on serait une semaine avec eux, cet été.

Week-end mouvementé, parce que voilà. Y'a eu la vie à 100 à l'heure pendant une journée et que c'était joli. La semaine a continué sur la même lancée, pris un rendez-vous pour lundi avec un contact du Burkina, envoyé beaucoup de mails et reçu beaucoup de réponses, mais chut. Je n'en dirai pas plus pour l'instant. C'est déjà bien suffisant.

lundi, mai 30, 2005

Notre camp d'été...

Ah, bah voila !! Pendant que d'autres jouent dans une ecole maternelle, les birds planchent sur leur bac S ou L. Et pourtant malgre ces occupations plutot prenantes, je dois dire, nous preparons notre camp de cet ete. Nous bouclons la boucle de cette annee tellement forte en emotions. Et comme on aime faire les choses en grand, on part avec VHASI, association d'handicapes (Vacances Handicap Atout Sprotif Internationnal). On repart, pour 3 d'entre nous, avec ces jeunes merveilleux, tellement attentifs, curieux, affectueux, et joyeux. Avec ces adultes qui nous ont appris la vie la premiere fois qu'on les a rencontres ! Et puis apres cette semaine forte en emotions AnnC nous rejoindra d'une semaine de folie avec les JMJ, a Marlieu. Lieu symbole de notre amitie de notre rencontre, bref lieu phare pour nous. Les velos seront la pour nous guider sur le chemin de la decouverte. Nous allons avoir l'occasion de fortifier notre amitie, de gratter nos carapaces, de prendre des fou rires inoubliables, de rever a notre grand projet, de pleurer ensemble, d'etre ensemble... Et puis on se rememorera cette annee merveilleuse que nous avons partage avec tant de motivation. Pour cette annee, pour ce camp que nous voulons toutes les 5, pour ce projet que nous montons, pour etre vous meme, pour etre la... merci... MERCI... je vous aime fort.

mercredi, mai 25, 2005

Parce qu'il faut bien un début...

C'est un petit peu difficile, de faire le premier pas. De tracer les premiers mots, même si ce n'est qu'à l'aide d'un clavier. Et puis c'est étrange de dire "premiers mots", parce que finalement, il y en a déjà eu des tonnes, des centaines et des milliers, des mots pour des phrases, pour des rêves, pour des projets, pour des rires, pour avancer. Mais voilà, cette fois c'est différent.

Alors je voudrais. Juste, vous dire qui on est. Pourquoi nous cinq, pourquoi est-ce qu'on fait cette équipe JEM, et puis c'est quoi une équipe JEM d'abord, on sert à quoi, hein ?

Les JEM, mékésako ?
Une équipe JEM (Jeunes En Marche), ce sont des Scouts et des Guides de France qui montent un projet de solidarité internationale de A à Z sur deux ou trois ans pour partir ensuite un mois à l'étranger pour réaliser leur action. Pour financer le projet, on fait des extra-jobs (sacs à Casino, vente de lumignons, vendanges...). Avec nous, un couple d'adultes, Olivier et Isabelle, nos Anijem, qui nous aident à avancer, mais qui ne partiront pas avec nous (aha...) (mais oui, vous aurez le droit à une (p'tite) carte postale ! ;))
(Vous pardonnerez le peu de précisions mais je suis nulle en pédagogie ^^)

Qui sommes-nous ?
D'abord, il y a eu Anne-Sophie, Célia et Leslie. Scouts depuis longtemps. Tellement longtemps qu'on a peut-être même oublié comment tout a commencé :). Y'avait cette envie de monter une équipe, depuis longtemps aussi. Alors quand il a fallu se lancer, elles l'ont fait, avec un paquet d'hésitations, mais on sait bien que c'est ce qu'il faut, pour avancer.
Il a fallu plus de monde pour faire une équipe. Alors oui j'avoue, j'ai - Amélie - fait pression pour intégrer le groupe en les menaçant avec couteau sous la gorge, etc. En fait, c'est pas vraiment ça, mais sinon c'est compliqué à expliquer. Vu qu'elles ne pouvaient pas refuser, elles ont dit oui et j'ai débarqué dans une équipe JEM alors que je ne savais même pas qui était Baden Powell *mêmepashonteuh*
Et puis, y'a eu Lou, au début, mais finalement Lou a décidé de ne pas s'engager dans l'équipe, alors à la place, (mais non pas en bouche-trou... mauvaises langues !), on a Anne-Cécile. Anne-Cé qui avait prévu d'arrêter le scoutisme et qui se retrouve finalement embarquée dans une aventure des plus folles :)


Voilà, on était cinq, prêtes à tout pour y arriver (hein ? hein qu'c'est vrai ?!), et on est parties... Et là, on court, on court pour réaliser notre projet. Parfois, on ralentit un peu, parce qu'il y a les obligations à côté, le BAC (hinhin, trop drôle), et les autres activités. Et des fois, on accélère, parce qu'il y a les opportunités, les extra-jobs, les rencontres...

Ce blog, on l'a créé pour justement vous faire part de tout ça... Pour que tous les gens qui nous aident, directement ou indirectement, qui nous achètent des lumignons, qui nous donnent des adresses, qui nous suivent (merci nos Anijem :)), pour que vous puissiez suivre l'évolution de notre projet, nos galères et nos bonnes nouvelles :)

Bienvenue :)